En pleine canicule, les chambres d'agriculture locales militent pour le stockage de l'eau dans le bassin de l'Adour
# Agriculture # Écosystème et Territoire

En pleine canicule, les chambres d'agriculture locales militent pour le stockage de l'eau dans le bassin de l'Adour

S'abonner
Les chambres d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie dévoilent une étude socio-économique sur les restrictions d'eau du bassin de l'Adour — Photo : Pixabay (Kai Pilger)

Les chambres d’agriculture des Landes, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, du Gers et de Nouvelle-Aquitaine dégainent une étude socio-économique sur les conséquences des réductions de volumes d’irrigation décidées par l’état sur le bassin-versant de l’Adour (qui s’étale sur 17 000 km2). Sans grande surprise, ses résultats sont alarmants : la baisse moyenne atteint 30 % des volumes d’irrigation autorisés, "avec des réductions pouvant aller jusqu’à 70 % sur certains territoires", précise un communiqué, ajoutant que les mesures de réduction concernent directement une exploitation agricole sur trois. Il dégaine des chiffres : 1 600 emplois menacés, 135 millions d’euros de chiffre d’affaires perdu chaque année et "jusqu’à 40 % de baisse de revenu agricole pour les exploitations concernées". Rappelant que les opérateurs et entreprises agroalimentaires sont aussi concernés par ces mesures, les chambres d’agricultures proposent de créer des bassins de stockage pour retenir une partie des eaux de pluie (3 à 4 millimètres sur les 900 annuels), pour "sécuriser les besoins de l’agriculture tout en préservant les équilibres du milieu naturel".

Nouvelle-Aquitaine Occitanie # Agriculture # Écosystème et Territoire