Ce 2 septembre au soir, l’Autorité de sûreté nucléaire a donné son accord à EDF pour procéder aux opérations de divergence du réacteur de Flamanville 3. Une mise en service qui intervient après 12 ans de retard. Les équipes de la centrale ont lancé, hier, les activités nécessaires à la première réaction nucléaire dans le réacteur. Après la réalisation du chargement du réacteur en mai dernier, les équipes de l’EPR de Flamanville ont procédé à de nombreux essais techniques et ont mis l’installation dans les conditions exigées permettant le lancement de la fission nucléaire. La divergence consistera à établir une réaction nucléaire stable à très faible puissance. Une fois la divergence réalisée, le réacteur se situera à 0,2 % de sa puissance nominale. Un programme d’essais permettant d’atteindre un niveau de puissance de 25 % sera mis en œuvre. C’est à ce palier que l’EPR de Flamanville sera connecté au réseau électrique national pour la première fois et produira alors de l’électricité. Cette première connexion est prévue d’ici la fin de l’automne 2024. Les essais se poursuivront tout au long de la montée en puissance du réacteur, qui se fera par paliers successifs pendant plusieurs mois. Avec un coût initial de 3,3 milliards d’euros, le budget a explosé pour atteindre 19,1 milliards d’euros, selon une estimation de la Cour des comptes en 2020.