Avec l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF a pu pour procéder aux opérations de divergence (réaction nucléaire stable à très faible puissance) du réacteur EPR de Flamanville, le 2 septembre dernier au soir. Las, après 12 années de retard pour sa mise en service, le réacteur de nouvelle génération a connu un arrêt automatique, peu après son démarrage, suite à "une erreur humaine" dans la configuration de systèmes électroniques. En cause, le mode opératoire qui n’a "pas été strictement respecté" selon l’ASN. Un incident qui ne remet pas en cause le démarrage progressif du réacteur, selon les autorités. Le programme d’essais doit permettre atteindre un niveau de puissance de 25 % pour être connecté au réseau électrique, ce qui doit intervenir "d’ici la fin de l’automne", selon EDF. Avec un coût initial de 3,3 milliards d’euros, le budget a explosé pour atteindre 19,1 milliards d’euros, selon une estimation de la Cour des comptes en 2020.