Lyon

Environnement

Mecaware recycle les terres rares pour alimenter les gigafactories

Par Audrey Henrion, le 07 mai 2021

La start-up industrielle travaille à mettre sur pied un démonstrateur industriel en 2021-2022 dans la Vallée de la Chimie pour recycler les terres rares afin, d’alimenter les usines géantes de batteries. Mecaware cherche également à lever des fonds pour son projet.

Julien Leclaire inventeur du procédé à l’origine de Mecaware.
Julien Leclaire inventeur du procédé à l’origine de Mecaware. — Photo : Pulsalys

Les créateurs

Julien Leclaire, diplômé de l’ENS Lyon et professeur attaché au Laboratoire de Chimie Supramoléculaire Appliquée de Lyon, est à l’origine de Mecaware. Il a mis au point un procédé inédit permettant l’extraction sélective des métaux rares à partir de déchets technologiques tels que les batteries ou les rejets de CO2. L’invention est protégée par trois brevets. Par l’intermédiaire de la SATT Pulsalys, il s’est associé avec Arnaud Villers d’Arbouet, ingénieur des Mines de Douai, président depuis 2018 d’Itec Développement (Innovation Technologique et Économie Circulaire). L’homme, directeur général de Mecaware, est passé par différentes entreprises de recyclage (notamment Suez) et est associé chez Doctibike, société de vente et réparation de batteries de vélos électriques basée à Villeurbanne.

Le concept

Mecaware, acronyme de MEtal CApture for WAste REcycling veut accompagner la naissance d’ici 2030 de "l’Airbus des batteries". De fait, l’Europe s’organise pour bâtir des gigafactories (usine géante de fabrication de batteries, NDLR), à l’image de celle de Verkor en Isère. La principale difficulté est de sourcer la matière première, les fameuses terres rares, principalement présentes en Chine. La valeur ajoutée de MecaWare est là : sa technologie permet de générer un ensemble d’extractants capables de recycler ces précieux métaux que sont le lithium, le cobalt, le nickel, le manganèse, le lanthane… "avec un haut niveau de rendement et un niveau de pureté de 98 à 99,9 %" assure le DG. Pour ce faire, les unités industrielles de Mecaware se connecteront sur les centres de rejets de CO², tels que les gros industriels ou les futures gigafactories elles-mêmes.

Les perspectives

Lauréat de l’Appel à manifestation d’intérêt porté par la Métropole fin 2020 dans le cadre des " Ateliers CleanTech ", Mecaware est accompagné par la mission Vallée de la Chimie pour y installer son démonstrateur industriel, en 2021-2022, nouer des partenariats avec des centres de recherches et ainsi bénéficier de la mutualisation des outils techniques. La clean tech sera aussi soutenue par la mission dans sa recherche de partenariats industriels, commerciaux et de financement.
Mecaware cherche en effet à lever 2 millions d’euros pour 2021-2022 pour son démonstrateur puis 3 millions d’euros pour bâtir sa première unité industrielle en 2024, laquelle emploierait environ 50 salariés.

Julien Leclaire inventeur du procédé à l’origine de Mecaware.
Julien Leclaire inventeur du procédé à l’origine de Mecaware. — Photo : Pulsalys

Poursuivez votre lecture

-30% sur l’offre premium

Abonnez-vous Recevez le magazine imprimé
tous les mois

Voir les offres d'abonnement

Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir la version gratuite de nos newsletters dans votre boîte mail