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Vitrines de Brest : « Dialogue renoué avec la Mairie »
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Vitrines de Brest : « Dialogue renoué avec la Mairie »

Centre-ville Un an après les Assises du commerce, Frédéric Devaux, patron du magasin Hébène et président des Vitrines de Brest dresse un premier bilan. Entretien.

I


l y a environ un an s'achevaient les premières Assises du commerce à Brest. À l'époque les mesures annoncées avaient été applaudies par beaucoup de commerçants. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Globalement, l'engagement est tenu. Il y a eu une prise de conscience et le dialogue est bien installé avec la municipalité. C'est ensemble qu'il faut défendre le centre-ville. Le bilan est donc plutôt positif même si on reste dans une période compliquée. C'est aussi à nous, commerçants, d'être imaginatifs. Il faut s'adapter : à internet, aux nouveaux modes de consommations... À nous de miser sur la proximité, les services, la qualité, de mutualiser les efforts.


L'une des mesures phares a été le stationnement gratuit. Cela a-t-il eu un effet positif ?

Il semble que oui. La librairie Dialogues, qui a un compteur, a enregistré une hausse de passage significatif entre les samedis matin avant la mesure et ceux d'après.


Où en est le projet d'un manager de centre-ville ?

On l'attend avec impatience ! C'est en cours, ce sera sans doute pour juillet. Il faut avouer que l'on recherche un peu un mouton à cinq pattes ! Il nous faut quelqu'un qui connaisse bien le commerce moderne et son rôle sera de développer le centre-ville. Pas une mince affaire.


Quid du Haut-Jaurès ?

Je vais peut-être choquer. Mais pour moi, c'est fini. Il y a la zone commerciale de Géant non loin. La ville se déplace. Avec la création des Capucins, on voit bien que le centre-ville glisse vers le bas de la ville. Ça n'empêche pas que des commerces pourront y vivre, mais je doute que ce soit en masse. Selon moi, il faut redéfinir l'hyper-centre pour le recentrer, le restreindre. Cela dépendra d'une volonté politique. Mais je ne sais même pas si c'est possible.




L'année dernière, il avait beaucoup été question de la sécurité. S'est-elle améliorée ?

Malheureusement, l'arrêté anti-alcool est très difficile à faire respecter. Mais ce n'est pas un problème que bresto-brestois. C'est la société qui bouge. Il n'y a pas de solution miracle. En tout cas, le travail ne fait que commencer. C'est ce que je retiens après les Assises : le dialogue a été renoué et on discute pour trouver des solutions.



Propos recueillis par Isabelle Jaffré

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