Expert en virologie et microbiologie au service de la Qualité de l’Air Intérieur (QAI), l’aindinois VirexpR va ouvrir une filiale au Québec. "Toute la partie administrative et juridique est bouclée et on vient d’associer à ce démarrage le déploiement d’une VIE à Montréal", confie Manuel Rosa-Calatrava, directeur de recherche à l’Inserm et cofondateur de cette société issue d’un essaimage de son laboratoire de recherche académique VirPath et de sa plateforme de recherche technologique VirNext (Université Claude Bernard Lyon 1, Ezus Lyon).
Un tremplin pour l’Amérique du Nord
Hébergée à la CCI Française au Canada, Nina Issartial aura pour mission dans le cadre de son Volontariat International en Entreprise de développer les activités de conseils et de services de VirexpR au Canada et plus globalement en Amérique du Nord.
"Notre stratégie est de nous implanter d’abord au Québec qui constitue un véritable tremplin vers l’ensemble du Canada et de l’Amérique du Nord. Nous travaillons depuis 15 ans avec l’Université Laval à Québec sur les maladies virales respiratoires infectieuses. Les besoins en termes de marché sont au moins aussi forts qu’en France et en Europe, mais avec des capacités d’investissements supérieures notamment dans le milieu hospitalier", justifie Manuel Rosa-Calatrava.
Pour prendre son envol sur ce marché à fort potentiel, VirexpR s’est doté des moyens nécessaires pour répondre à la nouvelle norme canadienne d’évaluation des dispositifs de traitement d’air dans les environnements intérieurs. "Nous sommes les seuls à proposer cette norme en Europe", assure Anaïs Proust, co-fondatrice et dirigeante (CEO) de VirexpR, qui compte sur cet avantage concurrentiel pour déployer l’expertise de VirexpR à destination des marchés des particuliers et des Établissements Recevant du Public.
Multiplier le chiffre d’affaires par deux ou trois
Le savoir-faire initial de VirexpR est de générer des atmosphères contaminées par des bactéries, moisissures et virus infectieux dans des grands bancs d’essais et de reproduire des conditions environnementales réalistes pour caractériser les performances des dispositifs technologiques de traitement de l’air contre ces pathogènes infectieux. "Nous avons aussi intégré une expertise en mécanique des fluides et des outils de simulation et prédiction numériques pour proposer le déploiement de dispositifs de traitement d’air pour une meilleure gestion des contaminations microbiologiques aéroportés et de surface. Et ce quel que soit le type d’environnements ciblés : crèches, blocs opératoires, chambres d’hôpital, voitures de train, salles propres pour l’industrie pharmaceutique…", développe Manuel Rosa-Calatrava.
En ciblant le marché canadien et nord américain, la start-up lyonnaise lancée en 2022 (7 salariés, plus de 300 000 € de CA en 2024) ambitionne de "doubler voire tripler notre chiffre d’affaires sous 12 à 18 mois", confie Anaïs Proust.
Les biocapteurs pour compléter l’offre globale
À plus long terme, VirexpR projette de développer son expertise et son offre globale en se positionnant sur les biocapteurs pour l’air. "Nous sommes impliqués dans des programmes de R & D pour de nouvelles générations de biocapteurs. Si une opportunité s’offre à nous d’acquérir une technologie qui nous permettrait de viser un avantage concurrentiel et de compléter notre offre, nous y réfléchirons", conclut le chercheur-entrepreneur.