Vicat : L'usine de Blaussasc en ordre de marche
# Industrie # Investissement

Vicat : L'usine de Blaussasc en ordre de marche

La fermeture de la Glacière, le 17juillet, oblige notre département à trouver des alternatives pour valoriser une partie des 670.000 tonnes de déchets générés chaque année par les entreprises azuréennes. Parmi elles, celle portée par le cimentier Vicat, qui vise à transformer 105.000 tonnes de déchets en combustibles de substitution.

Les derniers préparatifs touchent à leur fin. Courant juin, l'usine de la Grave de Peille testera les applications permettant la valorisation de déchets solides broyés (DSB). L'épilogue d'une longue marche administrative, portée par le groupe cimentier Vicat dès 2004, avant la fermeture annoncée de la Glacière, pour obtenir l'autorisation de brûler 105.000 tonnes par an de déchets non dangereux, composés de boues de stations d'épuration, d'encombrants (DSB), de mâchefers (résidus incombustibles des stations d'incinération) et de déchets végétaux (refus de compost et drèches de parfumeurs). Autant de déchets qui serviront à l'usine de matières premières ou de combustibles de substitution.




Réduction de 16% de CO²

«Notre objectif est double, indique Raoul de Parisot, directeur général adjoint de Vicat. D'abord, réduire les émissions de CO² de 94.000 tonnes par an, soit 16% des émissions générées par l'usine de la Grave.» Le CO² issu de la combustion de la biomasse n'étant pas décompté dans les quotas attribués aux entreprises par la Commission européenne, l'usine, triple certifiée (9.001, 14.001, 18.001), toucherait ainsi du doigt l'objectif fixé par l'Europe de réduire les émissions de 20% d'ici à 2020. «Par la même occasion, nous réduirons nos achats de combustibles fossiles à hauteur de 25%.» «Plusieurs millions d'euros» ont donc été investis pour stocker, peser et transporter les déchets jusqu'au four. Et pour répondre aux préoccupations des riverains, «notre logistique a été modifiée de façon à ce que cette activité n'augmente pas le nombre de camions qui passeraient par la vallée» assure le dirigeant.

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