Au mois de décembre, la Ministre de l’écologie, Ségolène Royal, annonçait l’abandon du projet Abyssea, un centre d’expertise et d’essais en mer profonde (CEEMP). Les fondateurs et actionnaires du projet, des PME - Baumier, Chrisar, Comex, EMC3, Océanide, Subseatech, Sofresud, Thalaseis - et le Pôle mer Méditerranée, déplorent ce veto, qui remet en cause un projet porteur pour toute l’économie et l’avenir de la start-up Abyssea, fondée par des PME régionales.
La France qui innove sanctionnée
C’est un potentiel à terme de plus d’une centaine d’emplois directs et indirects qui s’envole alors que des efforts et des dépenses importants ont été engagés depuis près de 7 ans. Le processus de demande d’autorisation touchait à son terme avec l’espoir de voir enfin la construction et le démarrage des activités d’Abyssea tout début 2016, huit ans après l’initialisation du dossier. « Son interruption alors qu’Abyssea a été exemplaire dans la conduite du projet soulève de grandes incertitudes sur son aboutissement tant sur le plan financier lié au surcoût de changement de site que sur le plan des retards qui vont continuer à s’accumuler pénalisant fortement les PME engagées en son sein et la viabilité même du futur Centre. Au-delà des fondateurs d’Abyssea, c’est la France qui innove et qui crée de la valeur qui se trouve directement sanctionnée », ont rappelé les actionnaires fondateurs.
Un investissement de 12M€
Ce projet de 12M€ (dont plus de 7M€ d’investissement privé) a été retenu lors de l’appel à projets «plateformes d’innovation technologique», lancé par l’État. Il est financé par le Pôle mer Méditerranée, la Caisse des dépôts et les PME. Il prévoit l’édification de deux plateformes sous-marines à 1.200 et 2.500m de fond. Il adresse un marché mondial. « Les enjeux sont considérables tant pour la souveraineté de la France que pour le développement économique de nos entreprises ».
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