Nouvelle marque d’hôtellerie lancée à Nantes, Bon Air Club se veut comme un trait d’union, entre le côté nature du camping et le confort de l’hôtellerie urbaine. "Nous souhaitons être une solution d’hébergement pour les quatre saisons", souligne la fondatrice et associée de Bon Air Club, Ségolène Desplanques.
Cap sur les Alpes mancelles
Aux côtés de deux autres associés, Grégory Thibord, fondateur et président d’Icilundi, ainsi que Pierre-Yves Le Gal, dirigeant du groupe nantais Arzel Management, elle porte le projet depuis deux ans. Bon Air Club s’adresse à un public large et souhaite attirer des familles, des groupes d’amis ou encore des entreprises avec des salles de séminaires. Pour ouvrir son premier site, dans les Alpes mancelles (en Sarthe), Bon Air Club a bouclé une levée de fonds de 7 millions d’euros. Environ 4,5 millions d’euros représentent de la dette levée auprès de trois banques (Caisse d’Épargne, Bpifrance, et la Nef). Le reste, 2,5 millions d’euros, est issu du start-up studio nantais Imagination Machine, où était incubé Bon Air Club, du start-up studio Kiss Studio, dont les cofondateurs sont à l’origine du groupe aixois Voyages Privés, et d’autres investisseurs.
Un fort esprit outdoor
Le premier site de Bon Air Club devrait ouvrir ses portes en juillet prochain. "Cette levée de fonds permet à la fois de lancer notre start-up, mais aussi de devenir propriétaire de notre premier site de 10 hectares et de construire 40 lodges en bois, accueillant entre 2 et 8 personnes", détaille Ségolène Desplanques. Ces dernières sont actuellement construites en Vendée, par la PME vendéenne Cistébois.
Bon Air Club revendique leur caractère atypique. "Nous avons fait le choix de matériaux bruts, et d’inclure par exemple de grandes baies vitrées. L’objectif n’est pas de se sentir à la maison comme dans certains mobil-homes, mais d’être plutôt dépaysé", souligne Ségolène Desplanques. Autre marque de différenciation, Bon Air Club mise sur un fort esprit outdoor, avec de nombreuses activités extérieures comme le trail, la rando, le canoë, ou encore l’accrobranche. "Certains nous représentent comme une sorte de Center Parcs, à taille plus humaine", compare la dirigeante.
Quatre à six sites d’ici 2030
En parallèle, Bon Air Club travaille déjà à l’ouverture d’autres sites, dans des régions pour l’instant gardés confidentielles. "Nous sommes en discussion exclusive pour un second site", souligne la dirigeante. Chaque nouvelle ouverture nécessitera ensuite l’apport de fonds supplémentaires. L’enseigne vise l’ouverture de 4 à 6 sites d’ici 2030 en France et pays limitrophes.