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UroMems, Tenacy, Meddenovo, Opopop… Les start-up à suivre en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes
Auvergne Rhône-Alpes # Santé # Start-up

UroMems, Tenacy, Meddenovo, Opopop… Les start-up à suivre en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes

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Medtech, biotech, Cybersécurité, Formation, logistique du e-commerce… Cette année sera placée sous le signe de l'innovation en Auvergne-Rhône-Alpes avec beaucoup de start-up à suivre qui ont levé de fonds en 2024 et qu'il faudra suivre en 2025.

UroMems, fondée en 2011, a déjà levé 16 millions d’euros en 2020. La medtech développe un implant qui prend la forme d’un sphincter urinaire électronique — Photo : Uromems

UroMems lève 44 millions d’euros pour tester son implant urinaire à grande échelle

UroMems, fondée en 2011, a déjà levé 16 millions d’euros en 2020. La medtech développe un implant qui prend la forme d’un sphincter urinaire électronique — Photo : Uromems

La medtech grenobloise, qui développe un implant destiné à traiter l’incontinence urinaire, a levé en juillet dernier 44 millions d’euros auprès de ses investisseurs historiques, menés par Crédit Mutuel Innovation et le Conseil européen de l’innovation. Ce nouveau tour de table, le plus important à ce jour pour l’entreprise, devrait lui permettre de financer des essais cliniques à grande échelle aux États-Unis et en Europe de son implant UroActive. Une phase qui pourrait durer entre 2 et 3 ans avant la phase de soumission réglementaire dans plusieurs pays, puis la commercialisation de l’implant.

Tenacy se rêve en leader européen de la cybersécurité

Cyril Guillet, président et cofondateur de Tenacy — Photo : Armelle Dupuis

Fondée en 2021, la start-up lyonnaise Tenacy (50 salariés, CA non communiqué) a bouclé en janvier 2024 un tour de table de 6 millions d’euros mené par un nouvel entrant, Axeleo Capital, suivi de ses investisseurs historiques (Auriga Cyber Ventures, Teamwork, Kreaxi et Crédit Agricole Création) et de partenaires bancaires dont Bpifrance, Crédit Agricole Centre-Est, Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes et BNP Paribas. Cette levée de fonds doit permettre à la start-up d’enrichir sa plateforme SaaS de supervision des solutions de cybersécurité et d’accélérer son développement commercial en France et en Europe. La pépite - qui compte déjà une centaine de clients dont Michelin, bioMérieux, Vinci Autoroutes, la région PACA - compte sur la prochaine mise en place de norme européenne NIS2, un nouveau référentiel de conformité visant à renforcer le niveau global de cybersécurité dans l’Union Européenne, pour poursuivre sa croissance.

Meddenovo plante ses racines dans l’écosystème lyonnais

Trouver le bon terreau pour croître. C’est la motivation qui a poussé la biotech turque Meddenovo (7 salariés), porteuse d’un projet de plateforme SaaS pour développer des candidats médicaments à base de peptides, à quitter Ankara. La jeune pousse a décidé de planter ses racines dans l’écosystème de la santé et sciences de la vie de Lyon Gerland grâce à une levée de fonds en pré-amorçage récemment réalisée auprès du fonds néerlandais ACT Venture Partners. Cette enveloppe d’un million d’euros aidera Meddenovo à accélérer le développement de ses solutions logicielles de R & D qu’elle veut faire évoluer vers un modèle SaaS. Un outil que ses futurs laboratoires clients pourront utiliser en direct pour développer leurs principes actifs.

Orixha lève 4 millions d’euros pour sa technologie de ventilation liquidienne totale

Basé à Saint-Cyr-au-Mont-D’or, Orixha a levé 4 millions d’euros en avril dernier auprès de l’European Innovation Council Fund et du fonds French Tech Seed, géré par Bpifrance dans le cadre de France 2030. Ce financement va permettre à Orixha de développer et valider en clinique sa technologie de ventilation liquidienne totale pour la prise en charge en soins intensifs de l’arrêt cardiaque réanimé. Baptisée LuncoLive, cette technologie permet de ventiler un patient uniquement avec un liquide chargé en oxygène, qui assure également l’élimination du CO2. Implémenté au Vent2Cool, le premier dispositif médical développé par Orixha, le LuncoLive devrait sécuriser l’hypothermie thérapeutique et réduire significativement le risque de décès du Syndrome Post Arrêt Cardiaque en soins intensifs, qui frappe deux tiers des 200 000 patients réanimés chaque année en Europe et en Amérique du Nord. Orixha vise une mise sur le marché à horizon 2028.

Opopop compte sur Amazon pour se développer

Charlotte Darmet et Antonin Grêlé-Rouveyre, les fondateurs d’Opopop — Photo : Valentin Groell

Opopop compte sur Amazon pour accélérer son développement. Cette start-up (7 salariés ; CA : NC) basée à Lyon a imaginé un colis réutilisable, solide, réparable et pliable permettant ainsi de créer le premier système de consigne dédié aux colis de l’e-commerce. Objectif : réduire l’impact environnemental des 1,5 milliard de colis expédiés chaque année en France, qui finissent majoritairement à la poubelle. Séduit par le concept, le géant américain Amazon a sélectionné en mai dernier la start-up lyonnaise pour qu’elle intègre la troisième édition de son accélérateur, l’Amazon Sustainability Accelerator. À ce titre, Opopop a bénéficié d’un programme de quatre semaines comprenant des ateliers dirigés par des experts, un mentorat spécialisé, un programme d’études sur mesure et l’accès à un réseau d’entrepreneurs dans le secteur du développement durable. Après avoir réalisé plus de 100 000 expéditions en emballage réutilisable en 2023, Opopop compte sur un test grandeur nature sur la plateforme européenne d’Amazon pour accélérer un développement déjà bien engagé. Objectif ? 300 000 expéditions d’ici la fin de l’année 2024 pour arriver à un million de déchets évités sous trois ans.

Olgram décroche 2,6 millions d’euros pour son traitement de l’immunodépression

La biotech haut-savoyarde Olgram, (8 salariés), porteuse de solutions innovantes d’immunothérapie, a décroché en juin dernier un financement de 2,6 millions, accordé dans le cadre de l’appel à projets "i-Démo" du plan France 2030. Cette enveloppe va permettre à la start-up d’accélérer le développement de son traitement, qui se trouve aujourd’hui en stade de développement préclinique réglementaire (études préalables avant le démarrage des essais cliniques). Le biomarqueur associé a d’ores et déjà été validé cliniquement. Implantée au Biopark d’Archamps (Haute-Savoie) et incubée au village by CA d’Annecy, la société de biotechnologie a mis au point le traitement "Ol 22-01", produit à partir d’un polysaccharide issu d’une variété d’algues bretonnes (une variété de "laitue de mer"), qui, associé à des peptides, permet de restaurer le système immunitaire des patients immunodéprimés suite à un traumatisme crânien ou une commotion.

Minitrucks Robotics veut accélérer le développement de ses mini-camions

La strat-up développe et conçoit des camions ultra-compacts capables de transporter des charges allant jusqu'à deux tonnes — Photo : Minitrucks Robotics Marie-Amelie MINE

La jeune pousse lyonnaise Minitrucks Robotics, qui conçoit et développe des camions extrêmement compacts pour le transport et la manutention de charges lourdes a levé en janvier dernier 1,5 million d’euros auprès du fonds d’investissement Demeter, consacré à la transition écologique. Et ce, via le fonds d’amorçage industriel métropolitain (FAIM) Lyon/Saint-Étienne. Une opération qui devrait lui permettre de déployer sa gamme de mini-engins, avec un objectif de 100 machines livrées cette année, puis 300 l’an prochain. Minitrucks Robotics propose des engins capables de transporter deux tonnes par mètre carré. Avantage de ces minis camions : ils permettent de transférer les charges (marbre, béton, acier…) dans des passages étroits, des volumes réduits, ou encore sur des sols accidentés. Radioguidés par un opérateur et fonctionnant à vitesse lente (moins de 5 km/h), ces mini-camions offrent une solution pour les industries lourdes 4.0, réduisant du même coup les tâches manuelles et les risques d’accident liés aux charges importantes.

DiamFab va lancer une ligne pilote pour la fabrication de diamant semi-conducteur

L’équipe dirigeante de DiamFab — Photo : ©Photo Gilles GALOYER

La start-up grenobloise DiamFab, spécialisée dans la synthèse de diamant semi-conducteur, a bouclé en mars dernier une première levée de fonds de 8,7 millions d’euros. Cette opération devrait permettre à la deeptech d’accélérer sa phase de pré-industrialisation, en finançant une ligne pilote. Spin-off de l’Institut Néel, la pépite, créée en 2019 par deux docteurs en nanoélectronique, a développé une technologie, protégée par quatre brevets, fondée notamment sur le dopage de diamant (le fait d’insérer des atomes étrangers au diamant pour le rendre plus conducteur, NDLR) afin d’adresser le marché des semi-conducteurs et des composants de puissance. En très forte croissance, l’industrie des semi-conducteurs, à plusieurs dizaines de milliards de dollars à l’horizon 2030, repose traditionnellement sur le silicium, encore majoritairement utilisé par les fabricants de composants électroniques. Depuis quelques années cependant, des matériaux alternatifs se développent, dont le diamant, semi-conducteur reconnu pour ses performances en termes d’efficacité, de tenue en tension, de gestion thermique et avec un impact CO2 réduit tout au long du processus.

Inocel passe à l’échelle industrielle et accélère son développement commercial

Mike Horn, fondateur d’Inocel — Photo : Marie-Amélie Mine

La start-up fondée par Mike Horn, Inocel (80 salariés), a bouclé en mars dernier une levée de fonds de 64 millions d’euros pour industrialiser ses piles à combustible. Ce financement doit notamment permettre à la société de mettre en service d’ici la fin de l’année 2024 la ligne de production de son usine de Belfort, d’internaliser ses outils de test, de monter en cadence de la production, avec un début de production en série au premier semestre 2025 et enfin, d’accélérer son développement commercial. Lors du Monaco Energy Boat Challenge, événement qui rassemble plusieurs centaines d’étudiants et acteurs de l’industrie du yachting, Inocel a par ailleurs dévoilé un bateau zéro émission de très haute performance. Développé en partenariat avec la société Geko, experte en intégration de solutions hydrogène dans les groupes motopropulseurs, ce bateau est équipé de piles Inocel dotées d’une puissance, d’un rendement, d’une compacité et réactivité sans équivalent sur le marché.

Bon Vivant vise une commercialisation de ses protéines de lait sans vache en 2025

Stéphane MacMillan a fondé l’entreprise Bon Vivant en 2022 avec Hélène Briand — Photo : Bon Vivant

la start-up lyonnaise Bon Vivant, qui développe des protéines de lait grâce à un processus de fermentation de précision, ambitionne de lancer la commercialisation de son portefeuille d’ingrédients en 2025. Une alternative aux protéines de lait conventionnelles qui pourrait répondre à la baisse anticipée de production laitière dans les années à venir. Après une levée de fonds de 15 millions d’euros en 2023 et l’obtention d’un financement de 5 millions d’euros en mars dernier, la jeune pousse, vient de s’installer dans son nouveau laboratoire dans le quartier de Gerland à Lyon.

Reverto veut devenir la référence en matière de prévention des risques psychosociaux

Reverto mise sur la réalité virtuelle pour prévenir les risques psychosociaux — Photo : Reverto

Reverto a levé 1,2 million d’euros en avril dernier avec l’objectif de devenir une référence dans la formation professionnelle en prévention des risques psychosociaux, via la réalité virtuelle. La start-up lyonnaise emploie 20 salariés et a réalisé 1,5 million d’euros de chiffre d’affaires en 2023. Elle revendique une centaine de clients, dont des grands groupes comme EDF, Orange ou le Crédit Agricole, et 80 000 personnes sensibilisées, dont 30 000 en 2023. Avec ce tour de table, elle ambition d’industrialiser son processus de création des formations pour tripler sa production et disposer rapidement d’un catalogue de 25 formations. Pour cela, Reverto entend doubler la taille de l’équipe R & D et développer une nouvelle plateforme pour gérer le déploiement client et les flottes de casques de réalité virtuelle. Un développement à l’international est également envisagé à partir de 2025.

Y-Brush revoit sa copie pour conquérir le grand public

La brosse à dents DuoBrush de Y-Brush permet de clipser une brossette traditionnelle ou une tête de brosse Y-Brush. Une nouveauté pour la jeune pousse — Photo : BRspc - BENJAMIN_RABETTEx

2025 sera une année charnière pour Y-Brush. Quatre ans après avoir lancé sa brosse à dents électrique innovante en forme d’Y, la start-up lyonnaise a décidé de commercialiser une nouvelle version. Pensée comme une passerelle entre la brosse électrique classique et celle imaginée initialement par Y-Brush, la brosse à dents DuoBrush de Y-Brush permet de clipser une brossette traditionnelle ou une tête de brosse Y-Brush. Une deux en un qui vise à convaincre les consommateurs réticents au changement d’habitude et à accélérer le développement de la start-up qui vise le mass market. En quatre ans, la jeune pousse a tout de même commercialisé 100 000 brosses à dents électriques en forme d’Y (dont 35 % des ventes à l’international). Dans le même temps, elle a levé plus de 10 millions d’euros, s’est installée en 2022 dans une nouvelle usine à Caluire (Rhône), aujourd’hui capable de produire 10 000 pièces par mois et a fait entrer le groupe Seb à son capital en septembre 2023.

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