Longtemps discrète, l'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) veut mieux faire connaître ses activités. Une attitude qui fait suite en Normandie à la décision du Préfet de Seine-Maritime de refuser l'autorisation d'exploiter une installation de réception et de traitement de graves de mer, sur les communes de Jumièges et Mesnil-sous-Jumièges. En Normandie, l'Unicem regroupe 78 adhérents (54 dans les granulats, 14 dans le béton prêt à l'emploi et 10 en activités connexes) représentants 166 entreprises, un effectif de 2.500 personnes et un chiffre d'affaires global de 672M€. Un secteur qui face aux critiques tient à rappeler ses engagements pour l'environnement, précise Jean-Yves Cadieux, président de l'Unicem Normandie: «La profession s'appuie sur une charte environnement depuis 1992 dans laquelle nous nous engageons à favoriser la concertation. Un système d'audit identifie les actions à mettre en oeuvre dans les exploitations afin d'améliorer la démarche environnementale». À cela, s'ajoute un Livre blanc national sur l'avenir de la profession à l'horizon 2030 (image de la profession, transports des matériaux, développement durable...). «La géologie et la nature décident de nos emplacements, ce qui est parfois difficile à faire comprendre». (Photo: F.Cormon)
- L'enjeu