Seine-Maritime
Un mois vu par François Quettier
Seine-Maritime # Conjoncture

Un mois vu par François Quettier

fonctions Président du Medef de Haute-Normandie depuis 2012 Dirigeant de l'entreprise Joly parcours Né le 23 novembre 1949 à Vernon 1983-1994, directeur de l'entreprise Joly, filiale de Lanctuit 1994, création de Joly SAS (BTP) 2007-2012, président du Medef de l'Eure 2011, Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur

Mieux former les chômeurs. Le chômage est une calamité ! Je l'ai connu moi-même et je sais que cela peut tomber sur n'importe qui, n'importe quand. Retrouver un emploi peut prendre du temps. Ce temps, je pense qu'il faut le mettre à profit. Lorsque l'on est au chômage, il faut accepter de remettre les compteurs à zéro car la mise à niveau est indispensable. Les plus qualifiés retrouveront toujours, mais pour les autres, c'est de plus en plus dur. Formation ou éducation ? Pour les jeunes demandeurs d'emploi, le savoir vivre et le savoir être sont essentiels. L'emploi, c'est aussi des devoirs ! Le problème c'est que ce n'est pas l'entreprise qui est responsable de ce bagage de départ. La formation sur les fondamentaux, nous voulons bien y contribuer pour nos collaborateurs, mais cela ne peut pas se faire sur le temps de travail. Cela ne relève pas de la formation professionnelle ! Prisonniers du prix de vente. La désaffection vis-à-vis de certains métiers est à mon sens injuste. Il y a je crois une grande responsabilité des médias qui ne mettent en avant que les mauvais côtés de certains métiers, comme pour la restauration, par exemple, et le travail le soir. Dans le BTP, cela fait dix ans que nous travaillons sur notre image et je pense que d'autres devraient le faire. Je crois que les entreprises sont prêtes à faire des efforts mais au final, nous sommes tous prisonniers du prix de vente ! Aujourd'hui les prix se resserrent et la rentabilité des entreprises en est affectée. L'équilibre d'une entreprise réside dans une alchimie subtile. Un cap pour redonner confiance. Les contrats de génération, emplois d'avenir ou autre CICE sont une bonne chose, mais ce que recherchent les entreprises c'est de l'activité, donc de la visibilité et des règles stables. Aujourd'hui on accuse les chefs d'entreprises de tous les maux, mais la sortie de crise passera par les TPE. On sait que l'emploi est dans le privé, les solutions viendront de l'entreprise. La question est : comment leur redonner confiance ? Pour cela, il faut donner un cap à l'Entreprise France. En période de crise il faut mieux desserrer l'étau plutôt que d'asphyxier l'économie. Au final, c'est la confiance qui crée de la croissance.

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