Les attentats terroristes
Il n'est pas envisageable de ne pas évoquer les évènements dramatiques survenus en ce début d'année les 7, 8 et 9 janvier. Je m'associe à la douleur des familles des victimes du magasin Hyper Cacher, des salariés du journal Charlie Hebdo et des membres des forces de police. Il est de notre devoir de défendre et préserver les valeurs qui font l'unité nationale. La liberté d'expression, la liberté tout court méritent que chaque homme et chaque femme ne renonce pas à ses convictions et ce, même sous la menace. Les victimes de ces attentats méritent notre respect.
Le dialogue social
Cette responsabilité collective qui est la nôtre amène également, en ce début d'année, notre organisation autour de la table des négociations interprofessionnelles sur le dialogue social. Nous sommes fondamentalement attachés au débat mais pas au mépris de nos fondamentaux. Pas question de formaliser ce dialogue social dans les entreprises de moins de 20 salariés ! La loi ne remplacera pas les discussions d'homme à homme.
Le compte pénibilité
Enfin, revenons également sur le compte pénibilité, une usine à gaz, entré en vigueur au 1er janvier 2015 et massivement rejeté par les chefs d'entreprise dans l'incapacité de le mettre en place. Aucun pays au monde ne pratique de la sorte ! Le compte pénibilité fait croire à une mesure sociale ! ll ne s'agit pas de nier la pénibilité, incontestable, de certains métiers mais de ne pas imposer un dispositif lourd, complexe, source de coûts supplémentaires et d'insécurité juridique. Dans les faits, un livret « pénibilité » est ouvert par l'employeur pour tous les travailleurs affiliés au régime général, qui peuvent exercer une activité censée réduire leur espérance de vie, quelle que soit la taille de l'entreprise. L'employeur qui n'a pas une caméra pour suivre en permanence son travailleur, fera forcement une déclaration de pénibilité subjective. Il faut maintenant entendre ces TPE/PME qui font la croissance et l'emploi et ne pas se contenter de les saluer dans les discours.
Présidente
CGPME de l'Ain depuis 2007 (réélue pour 3 ans en janvier 2014) 1.200 adhérents
PARCOURS
Avocate associée avec Eric Dez au cabinet Avenir juristes [Bourg en Bresse] 2 collaborateurs CA 2014 : 600 k€