UCCA : Les communicants alsaciens en quête d'image
# Services

UCCA : Les communicants alsaciens en quête d'image

COMMUNICATIOn Le syndicat représentant 13 agences alsaciennes déploie une charte de bonnes pratiques pour la profession.

À elles 13, elles représentent 400 salariés et 40 millions d'euros de marge brute. Soit environ la moitié du marché alsacien de la communication. Les principales agences de communication régionales, réunies au sein de l'Union des conseils en communication d'Alsace (UCCA) veulent faire d'une pierre deux coups. En se dotant d'une charte éthique, les acteurs de la com' entendent «balayer devant (nos) portes» et renvoyer une image plus professionnelle encore. «Elle définit les bonnes pratiques et les bonnes conduites», détaille Olivier Kubler, président de l'UCCA et patron de l'agence Advisa. Recours aux stagiaires, utilisation légale des licences informatiques, souscription à une assurance de responsabilité civile, etc. font partie des principes édictés dans cette charte. «On est sur des choses assez basiques, mais avec cette notion de transparence supplémentaire», poursuit-il. Créée en 2005, l'association n'était dotée, auparavant que d'un réglement intérieur. Cette charte doit, pour chaque signataire, pouvoir améliorer la qualité du dialoque avec ses clients et pour l'UCCA, être un vecteur de développement du nombre de ses adhérents.




Une qualité de service minimum

Le deuxième objectif clairement affiché est de pouvoir faire entendre une autre voix sur le marché. En formalisant de la sorte ses pratiques historiques, la profession entend aussi garantir à ses clients un niveau de service minimum et jusitifier le coût de ses prestations. «Cette charte doit agir comme un label de qualité», affirme le président. Une démarche loin d'être anodine dans un contexte économique tendu notamment pour les collectivités, principales donneuses d'ordres pour la profession. L'UCCA veut en effet faire de cette charte un catalyseur pour la négociation d'accords cadres entre les agences et les collectivités. L'idée ? Que ces dernières retiennent tous les ans 4 à 5 agences avec lesquelles elles vont travailler, dans le respect du code des marchés publics. L'enjeu est de réduire les coûts liés aux compétitions. «Chez Grafiti, elles représentent 2.000 heures de travail par an, non rémunérées. Soit l'équivalent d'un poste et demi», illustre Christian Ruppert, patron de l'agence strasbourgeoise qui emploie 15 salariés, «c'est exhorbitant et de plus en plus difficile à assumer dans un contexte économique tendu». En clair, l'idée est d'optimiser ainsi les chances de remporter un appel d'offre, face à des concurrents qui se battent à armes égales. Une gageure dans un contexte d'atomisation très forte des professions de la communication, encouragée notamment par le développement des auto-entrepreneurs.

UCCA
(Strasbourg) Président : Olivier Kubler Contact : 03 88 24 85 33

# Services