Twitter France : « Notre travail est encore d'évangéliser»

Twitter France : « Notre travail est encore d'évangéliser»

Pour le Dg de Twitter France, Olivier Gonzalez, avant de concentrer ses moyens sur la vente de publicité, sa société doit "évangéliser".

C
omment Twitter France génère-t-il ses recettes ? Notre business modèle est basé sur la publicité. Mais nous n'en sommes aujourd'hui qu'à la phase une: l'évangélisation. Twitter France a été créé il y a un an. Notre priorité est aujourd'hui d'adresser tous nos clients potentiels, qu'ils soient nationaux ou locaux. Mais avant qu'ils investissent, il faut qu'ils comprennent les vertus de Twitter, qu'ils identifient leur cible et leur contenu. Avant même l'ouverture de Twitter France, nous touchions déjà le top 100 des marques. Nous avons entrepris un travail pour toucher les agences conseil, agences de création et agences médias. Nous leur proposons de sponsoriser un Tweet, un compte ou la tendance du jour.


Quel chiffre d'affaires cela a-t-il généré en 2013 ?

Nous ne communiquons pas sur notre chiffre d'affaires en France. Je le répète, nous n'en sommes qu'à la phase une. Actuellement, Twitter France emploie 20 personnes. Je dispose d'un pôle pour développer la plateforme et d'un pôle commercial. Mais l'essentiel de notre travail est encore d'évangéliser.


Que viennent chercher les annonceurs qui utilisent vos services ?

Twitter est un nouvel espace de liberté d'expression. Les marques viennent pour toucher les gens. Twitter est le réseau de l'instantanéité et de la discussion. C'est là que l'on parle du dernier Galaxy, du maillot des Bleus, du nouveau Coca-Cola... C'est donc le lieu où les marques peuvent entrer en contact avec leur cible. C'est d'autant plus vrai que l'audience est galopante. Lors des NRJ Music Awards de 2012, 1,4 million de Tweet avaient été échangés. En 2013, c'était le double.


Vos utilisateurs ne sont-ils pas un microcosme ? Les patrons de PME sont très peu présents sur Twitter.

Si les patrons de PME sont pour l'instant très peu présents sur Twitter, j'y vois un encouragement : nous avons un bel avenir en France. Les entrepreneurs sont des personnes que nous allons rencontrer, car tôt ou tard ils auront un compte Twitter. Les patrons comprennent que notre plateforme est un outil de veille, mais aussi un moyen d'entretenir un relationnel direct avec les salariés, de communiquer en interne. On ne peut lutter contre la digitalisation de la société. L'une des dernières contraintes est de se déplacer pour chercher son recommandé à La Poste. Mais le suivi des colis peut désormais se faire via Twitter...


Qui sont vos concurrents ?

Nous n'avons pas de concurrent. Nous sommes une plateforme " live ", publique et conversationnelle. Nous avons une histoire à construire.