Les entreprises des travaux publiques de la région sont finalement peu optimistes sur le développement de leur activité en 2017. Pourtant, les chiffres s'étaient améliorés en 2016, après huit années de marasme. " L'année 2017 qui laissait entrevoir de belles perspectives ne démarre pas du mieux possible", remarque le président de la Fédération des travaux publics Thierry Le Friant. Je reste tout de même confiant, malgré le peu d'optimisme des chefs d'entreprises. Le second trimestre offrira de belles perspectives, poussées par les métropoles."
Besoins en recrutement
Depuis que les fédérations de l'ex Midi-Pyrénées et de l'ex Languedoc-Roussillon se sont unies en avril dernier, la fédération des travaux publics d'Occitanie représente 5223 établissements (978 en Haute-Garonne), un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros et emploie 24.161 salariés (6.905 salariés en Haute-Garonne). La FRTP Occitanie va très vite se retrouver confrontée à des besoins en recrutement dans toutes les spécialités ; industrie routière, canalisation, réseau électrique, génie civil et terrassement. Les besoins sont recensés surtout en Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne. Comment rassurer les professionnels du secteur dont l'activité a baissé de 5 à 6 % ce premier trimestre par rapport au premier trimestre 2016 ? Ceux-ci se plaignent d'une visibilité trop réduite. C'est le cas par exemple de l'entreprise aveyronnaise Capraro (15 M€ de CA en 2015) qui embauche 150 personnes et dont le carnet de commandes n'a de vues que sur une période de quatre mois. Certes, les projets de la métropole toulousaine comme le futur Parc des expositions promettent des chantiers intéressants, mais sur les autres territoires que les métropoles, les analyses ne permettent pas d'être aussi optimistes.
Débat public le 7 juin à Montauban
Une douzaine de mesures ont été présentées par la fédération nationale des travaux publics au président de la République. Ces propositions tournent autour de deux thèmes forts : la mise en place d'une gouvernance des infrastructures et une meilleure organisation des investissements. Pour faire remonter les attentes des citoyens, des rencontres ouvertes au public ont été organisées sur toute la France. Le 7 juin, l'avant-dernier débat (le dixième) avant Paris, aura lieu à Montauban. « C'est une grande première nous allons écouter les attentes et les idées des citoyens », explique Thierry Le Friant. « L'objectif est de faire remonter leurs attentes auprès de nos entreprises mais aussi auprès des élus. Les élus doivent comprendre ce que les habitants attendent d'eux en matière d'infrastructure. »