Vous êtes à ce poste depuis moins de deux ans. Comment s'est passé votre recrutement ?
Le processus est très long car la personne doit consolider le collectif, qui reste le plus fort, sans nier l'individualité. L'entreprise vérifie si le candidat est "raymondisable" !
Et vous l'êtes ?
Avant, j'étais très centralisateur, mais ça se guérit ! L'autonomie, la souplesse, l'écoute des managers en dessous, ça marche. C'est même très vertueux. J'avais moi-même du mal à y croire avant. Quand mon prédécesseur, Bernard Houte, parti à la retraite, m'a formé, je trouvais suspecte son insistance sur ces éléments d'état d'esprit, de solidarité. Mais j'ai appris qu'on fait de meilleures affaires quand on y prend du plaisir. Nos clients nous reconnaissent à cet état d'esprit. Il fait bon travailler ici.
ARaymond serait une secte ?
Non ! Ce n'est pas une secte, pas une famille non plus, mais c'est plein de valeurs. Et c'est hypersimple car personne n'a envie de s'embêter, on passe trop de temps au travail pour ça. C'est une pure logique, le collectif réussit ce challenge.On le fait pour nous mais aussi pour nos clients et fournisseurs. Nous tirons le meilleur parti de ce temps passé au boulot.