Traiteur du Val de Cère investit 3 millions d’euros pour moderniser son usine
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Traiteur du Val de Cère investit 3 millions d’euros pour moderniser son usine

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Trois ans après son rachat par le groupe lot-et-garonnais Gozoki, le fabricant lotois de plats cuisinés améliore son process de production et se dote d’une légumerie. Il ambitionne de produire jusqu’à 3 200 tonnes en 2028, près du double de son volume actuel.

Traiteur du Val de Cère produit 1 700 tonnes de plats cuisinés par an — Photo : Traiteur du Val de Cère

Le fabricant de plats cuisinés du terroir Traiteur du Val de Cère (47 salariés en CDI, CA 2023 : 12 M€), filiale du groupe agroalimentaire lot-et-garonnais Gozoki (1 200 salariés, CA 2023 : 400 M€), investit 3 millions d’euros pour moderniser son site à Gagnac-sur-Cère (Lot). Les travaux en cours, pendant lesquels l’entreprise maintient son activité, doivent s’achever en juin 2025.

“Ils concernent essentiellement l’amélioration du process de production, explique son directeur Jean-Michel Dupuy, 35 ans de présence dans l’entreprise. Nous installons aussi une légumerie, où sera automatisée la gestion des pommes de terre, ainsi que le lavage et le dosage. La seule extension que nous ferons n’excédera pas 70 m2. Tout se passe dans la réorganisation des bâtiments existants.”

Jean-Michel Dupuy a pris la direction du site de Traiteur du Val de Cère lors de son rachat par le groupe Gozoki — Photo : Traiteur du Val de Cère

Créé en 1987 par un groupement de grossistes salaisonniers, Traiteur du Val de Cère se mue en affaire familiale trois ans plus tard, lorsque l’un de ces grossistes devient l’actionnaire principal, bientôt rejoint par ses enfants. “Traiteur du Val de Cère fabriquait des produits du terroir sur des gammes grossistes en rayons coupe (chou farci, coq au vin, paupiette de veau…), avec une quarantaine de références, rembobine Jean-Michel Dupuy. La société s’est installée à Gagnac-sur-Cère en 2002. En 2021, elle produisait 2 400 tonnes de plats cuisinés chaque année. Mais l’outil industriel ayant une vingtaine d’années d’existence, il fallait prévoir des investissements, tant sur les process que sur le bâtiment. De ce fait, en octobre 2021, Traiteur du Val de Cère a été cédé au groupe Gozoki.”

Mutualisation de la production

Directeur production et achats à l’époque, Jean-Michel Dupuy se voit alors proposer de prendre la direction du site, sous la tutelle de son directeur industriel, Philippe Chevanne. Depuis lors, l’entreprise, qui était organisée comme une cuisine centrale, restructure son activité afin d’améliorer sa performance. “Nous avons réduit sensiblement la gamme, en ramenant la production à 1 700 tonnes par an, indique Jean-Michel Dupuy. L’idée est de revenir en 2025-2026 au niveau de 2021 puis de remonter jusqu’à 2 800 voire 3 200 tonnes en 2028. L’avantage d’intégrer un groupe qui comporte, à date, 18 PME partout en France, c’est de pouvoir mutualiser la production de certains produits. Par exemple, nous ne fabriquons plus de couscous et de paella.” Ces derniers relèvent de la compétence de l’Atelier Collet, basé à Pornic (Loire-Atlantique). “Idem pour les pommes dauphines, poursuit-il. Nous en produisions autrefois 190 tonnes. Cette production est désormais assurée par Végécroc, l’usine du groupe spécialisée dans la friture.”

20 postes à pourvoir

En parallèle, Traiteur du Val de Cère s’est employé à réorganiser ses ressources internes. “Il a fallu monter un service RH sur site, reconstruire un service production, mettre en place un service qualité pour glaner la certification IFS (International Featured Standard, un référentiel d’audit qui certifie les fournisseurs d’aliments des marques de distributeurs), et créer un service R & D”, détaille le directeur de Traiteur du Val de Cère. Un service logistique a également été déployé. “Auparavant, nous distribuions nos clients au départ de l’usine, ajoute-t-il. Aujourd’hui, nos productions partent vers la plateforme du groupe à Agen. Nos préparateurs de commandes sont devenus des préparateurs de stocks.”

Les fonctions support, elles, sont opérées directement depuis le siège de Gozoki, qui vient tout juste de déménager à Sainte-Colombe-en-Bruilhois (Lot-et-Garonne). Avec l’automatisation à venir d’une partie de sa production, Traiteur du Val de Cère va embaucher des conducteurs de machine. “Nous avons quasiment 20 postes à pourvoir qui sont aujourd’hui occupés par des intérimaires”, conclut Jean-Michel Dupuy.

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