Après une année d’instruction, la Banque européenne d’investissement vient d’accorder un prêt de 80 millions d’euros sur cinq ans à la société publique locale Eau du Ponant, qui gère le réseau d’eau d’une grande partie du Nord Finistère en desservant 310 000 usagers de 26 collectivités. Une bonne nouvelle pour contenir la hausse du prix de l’eau sur ce territoire, alors qu’Eau du Ponant prévoit d’investir 210 millions d’euros ces cinq prochaines années.
Une enveloppe destinée à renouveler et moderniser ses installations de production et de distribution d’eau potable, mais également de collecte et de traitement des eaux usées. "Plus de 80 % du coût de l’eau pour les consommateurs, c’est de l’investissement porté par les collectivités", rappellent Noémie Saint-Hilary, la directrice d’Eau du Ponant et François Cuillandre, président de Brest Métropole et d’Eau du Ponant.
210 millions pour moderniser le réseau
Ce prêt à taux préférentiel, dont le remboursement sera échelonné sur 25 ans, permet donc à la SPL de réduire ses coûts d’investissements. Par ailleurs, "ce prêt est versé par tranches successives, ce qui permet d’obtenir les meilleurs taux du moment à chaque versement", précise Karine Meason, la directrice des investissements publics au sein de la Banque européenne d’investissement, qui salue le caractère innovant de la SPL finistérienne. "C’est le meilleur des deux mondes : le dynamisme et la réactivité du privé, et la garantie de solidité d’une collectivité", a-t-elle déclarée.
Une partie conséquente de ce budget, 42 millions d’euros précisément, servira à financer les travaux de réfection de l’usine de production d’eau potable de Pont-ar-Bled, à Plouédern, dont le chantier vient tout juste de commencer. Pour mémoire, cette usine avait déjà bénéficié d’une enveloppe de 25 millions d’euros de travaux en 2019. Trente-deux millions d’euros seront par ailleurs consacrés à la mise en conformité des réseaux d’assainissement, et deux millions d’euros à la modernisation et à la sécurisation des systèmes d’information. Au programme également, la lutte contre les fuites sur le réseau, l’extension des réseaux de collecte et la construction de nouvelles stations d’épuration.