Dans un marché pétrolier européen qui a vu ses volumes fondre de 15% depuis 2008, Total mise sur l'investissement pour relancer ses deux sites français les moins performants, La Mède (13) et Donges (44).
Le groupe a annoncé jeudi 16 avril des investissements de 600 millions d'euros cumulés sur les deux sites en question pour "créer la première bio-raffinerie française" dans les Bouches-du-Rhône sur un site devra d'ici 2016 stopper "le traitement du pétrole brut", et assurer dans le même temps de nouveaux débouchés "grâce à des carburants moins soufrés" en Loire Atlantique.
Bons résultats à Gonfreville
De son côté, le complexe normand de la vallée de la Seine situé près du Havre à Gonfreville, fait partie des bons élèves (avec Grandpuits et Feyzin) "qui ont démontré en 2013 et 2014 leur résistance face à un environnement économique dégradé et leur capacité à dégager des résultats positifs durables", explique le groupe.
Le site de Gonfreville a bénéficié d'importants investissements avec le projet Raffinerie Normandie 2012 (RN2012) pour un montant d’un milliard d’euros, dont 800 M€ pour la raffinerie et 200 M€ pour l’usine de pétrochimie. Objectif pour la raffinerie: permettre la modification profonde de l’outil de raffinage pour augmenter la production de gazole d’un demi-million de tonnes. Autre axe de modification industrielle du projet RN 2012, celui de l’efficacité énergétique en travaillant à la récupération d’énergie et en réduisant la production de CO2 d’un million de tonnes.