Basé à Lyon et à Amsterdam, la start-up franco-néerlandaise Thorizon (50 salariés) annonce avoir sécurisé 20 millions d’euros supplémentaires pour faire avancer le développement de son réacteur à sels fondus, un réacteur nucléaire de 4e génération encore au stade de la R & D.
16 millions en série A et 4 millions de subventions
L’enveloppe comprend une première tranche en capital de 16 millions d’euros, opération menée par Invest-NL, l’institution financière nationale de développement des Pays-Bas, soutenue par une garantie InvestEU de la Commission européenne pour la partie recherche, "avec un fort soutien de Positron Ventures, PDENH et Impuls Zeeland. Tous les actionnaires existants de Thorizon ont renforcé leur engagement dans ce tour de financement" précise un communiqué.
Le tour de table est complété par une subvention de 4 millions d’euros de la province néerlandaise de Noord-Brabant, obtenue en consortium avec le groupe industriel d’Eindhoven VDL Groep et le fabricant de machines et solutions néerlandais Demcon.
42,5 millions d’euros déjà levés
Thorizon avait déjà reçu en 2024 une subvention de 10 millions d’euros dans le cadre du programme pour les réacteurs innovants de France 2030. Avec son premier tour de table en capital réalisé en 2022, la start-up franco-néerlandaise a levé au total 42,5 millions d’euros depuis sa création pour soutenir le développement et la commercialisation future de sa technologie innovante de réacteur, baptisé Thorizon One.
Un nouveau tour de table pour la construction
Les 20 millions d’euros dernièrement levés devraient permettre de financer la fabrication de prototypes, les démarches d’autorisation et la démonstration du concept de "cartouche" du Thorizon One, "conçu pour générer de l’énergie de manière sûre et compétitive en recyclant les matières nucléaires", explique le communiqué.
Thorizon mène en parallèle des études de préfaisabilité sur 3 sites nucléaires, en France et au Benelux, pour son implantation. La deeptech est également à la recherche d’investisseurs supplémentaires pour financer la construction d’ici 2030 du premier réacteur à sels fondus en Europe.
En attendant, Thorizon a déjà noué des partenariats avec Orano pour le développement du combustible, avec Tractebel pour la partie ingénierie et avec VDL Groep pour la fabrication des prototypes.