Technocentre : Quatorze entreprises accueillies
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Technocentre : Quatorze entreprises accueillies

Aéronautique. Après des débuts difficiles, le Technoparc des Florides à Marignane prend son envol attirant des PME du sud-ouest de la France et des groupes étrangers.

« Notre vocation consiste à réussir le décloisonnement des filières et à travailler sur les matériaux spécifiques, d'étudier leur durée de vie. L'énergie, l'aéronautique, l'industrie navale ont un intérêt commun à travailler ensemble », explique Stéphane Magana, directeur de Team Henri-Fabre (*). L'association créée en 2015, qui fédère partenaires publics et privés, porte le projet. Travaillant main dans la main avec l'agence Provence Promotion, ils ont pour mission d'attirer les entreprises sur le territoire. « Nous avons accueilli quatorze sociétés sur Henri-Fabre représentant 300 emplois », fait valoir Philippe Stéfanini, directeur général de Provence Promotion.




Le Russe SuperOx fait de Marignane sa base européenne

Henri-Fabre capte désormais des entreprises étrangères. Dernière en date, SuperOx. Cette société russe, fondée en 2006, est l'un des rares spécialistes mondiaux de la supraconduction (une technologie qui évite les blackout). Le groupe a signé avec Airbus pour équiper en câbles l'E-Fan 100 prévu pour 2030. « Aucune société européenne ne maîtrise la supraconduction. Nous avons donc réfléchi à la création d'une filiale. Nous avons songé à Pau mais, au terme d'un mapping complet, nous avons vu des opportunités dans le sud avec le CEA Tech, Airbus et Team Henri-Fabre », explique Cédric Etlicher, conseiller pour le développement en Union européenne de SuperOx. La société, en cours de création, devrait compter trois collaborateurs à Marignane avant la fin de l'année.




En quête de diversification

La société toulousaine Asquini MGP (Nexteam Group), fabricant de pièces de mécanique de précision et sous-traitant d'Airbus Helicopters, a débauché, en 2011, l'un de ses cadres pour venir étoffer son bureau d'études. « Cédric Lopez a refusé de s'installer à Marmande, nous nous sommes résignés à ouvrir un bureau d'études dans le sud-est. Après avoir loué à Vitrolles, nous avons rejoint la zone de Marignane puisque nous avons ajouté des services de proximité. Le Technocentre est le lieu idéal pour créer des synergies. Nous avons développé l'activité sur place et recruté six personnes. Nous créons de la proximité avec les clients (Airbus, le CEA, DCNS) en assurant le contrôle des livraisons et l'interface technique », explique Ludovic Asquini, président du groupe Asquini MGP. L'entreprise, qui compte un deuxième bureau d'études à Bordeaux, possède des sites de production dans le Sud-Ouest de la France (Rodèze, Olemps, Marmande, Toulouse), en Roumanie et en Pologne. Pour son dirigeant, Marignane constitue un point de convergence et permet d'avancer dans la diversification. Asquini MGP emploie 160 personnes et réalise 40 millions d'euros de chiffre d'affaires dont la moitié générée par les activités pour Airbus. Un autre sous-traitant de l'aéronautique a atterri à Marignane. Le groupe Finaero, spécialiste toulousain de l'assemblage de harnais, se spécialise dans le traitement de surface avec sa filiale STTS. « La tentation était très forte de développer une activité sur place. Sans le projet de Team Henri-Fabre nous ne serions jamais venus. Nous avons décidé de localiser notre R & D ici », explique Christophe Cador, gérant de STTS. Fin 2015, l'entreprise a pris des parts, aux côtés de Gaches Chimie, au capital de la société Expiris. Présente à Marignane, Toulon et Brest, Expiris est spécialisée dans le contrôle, la caractérisation et l'expertise dans le domaine de la peinture. 15 personnes travaillent au sein du Technocentre Henri-Fabre. « Nous avons désormais envie de partager les projets innovants avec des donneurs d'ordre d'autres filières », explique Christophe Cador, qui réalise 75 % de son chiffre d'affaires dans l'aéronautique. (*) Technologies & Expertise in Advanced Manufacturing.

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