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Le groupe Oreca ouvre son technocentre, vitrine de son excellence dans le sport automobile
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Le groupe Oreca ouvre son technocentre, vitrine de son excellence dans le sport automobile

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Après deux ans de travaux et 15 millions d’euros investis, le groupe Oreca s’est installé dans son technocentre, en face de ses locaux historiques, à Signes, dans le Var. Ce bâtiment, à la fois usine, siège social et musée, son fondateur Hugues de Chaunac, l’a voulu de niveau international.

Jean-Philippe Eddaïkra, directeur marketing et développement, Hugues et Raphaël de Chaunac, président et directeur général du groupe Oreca dans le hall d’entrée du nouveau technocentre — Photo : Hélène Lascols

C’est un "grand rêve" que vient de concrétiser Hugues de Chaunac, le fondateur d’Oreca, écurie de course automobile créée en 1973, devenue un groupe renommé dans le monde de l’endurance, officiant à Signes, dans le Var. Il a écrit les plus belles pages de son histoire aux 24 heures du Mans en tant que constructeur de la LMP2, il s’est diversifié avec succès vers le retail et l’événementiel, il a enregistré 500 victoires en course et une croissance de plus de 50 % en 2023 (avec 140 M€ de CA pour un effectif de 350 salariés) et exécute depuis 2021 l’un des plus beaux contrats d’image de son histoire.

Le technocentre du groupe Oreca, à Signes dans le Var — Photo : Aurélien Vialatte

Une usine aux standards les plus exigeants

"Devenus un leader mondial de la construction de prototypes en endurance, nous travaillons avec un mythe du sport automobile en GT (Grand Tourisme) : Ferrari. Le temps était venu de nous doter de moyens industriels aux plus hauts standards de qualité pour encore aller de l’avant et complètement se projeter dans de nouveaux défis", souligne Hugues de Chaunac.

Ce technocentre de 8 000 m², dont 6 000 m² d'usine, incarne l’audace du groupe. Un site unique en son genre, "par les moyens mis à disposition, par l’organisation de l’espace et la gestion des flux. Nous avons créé une usine d’assemblage dans un siège social. Il abrite un musée retraçant nos défis sportifs et les victoires et une salle de conférences. Tous ces éléments constituent des marqueurs forts pour une entreprise comme la nôtre. Il complète non seulement l’outil existant de 6 000 m², mais est aussi une vitrine des ambitions et de la stratégie de développement du groupe", ajoute Raphaël de Chaunac, directeur général.

Une rue vitrée

Côté usine, sa simple visite est de nature à susciter des vocations à la pelle. Une grande rue centrale de 110 mètres dessert des ateliers vitrés, dont les savoir-faire couvrent le travail des composites, la production et l’usinage, l’électricité et l’électronique, la métrologie et le contrôle qualité, et clou du spectacle : l’assemblage des Ferrari 296 GT3 et des LMP2 Oreca. Ici, "nous transformons des voitures de course en voitures de compétition", se félicite Hugues de Chaunac. Depuis 2007, Oreca est devenu officiellement constructeur et sa filiale Motorsport (190 collaborateurs) enchaîne les victoires et donc les contrats.

Les différents ateliers de l’usine Oreca sont desservis par une rue de 110 mètres de long — Photo : Aurélien Vialatte

Gagner des courses pour gagner des contrats

La filiale a construit plus de 120 châssis Oreca 07 et cette dernière est devenue la star du groupe, puisqu’elle est invaincue aux 24 heures du Mans dans la catégorie LMP2, avec 7 victoires consécutives. Elles seront 16 sur la ligne de départ des 24 heures du Mans le 15 juin, soit 25 % de la grille, un record. Par ailleurs, deux constructeurs, Acura et Alpine, ont choisi le groupe varois pour concevoir leur prototype LMDh, "la catégorie reine de l’endurance." Quant aux Ferrari 296 GT3 sorties des ateliers de Signes, elles ont déjà décroché 17 victoires et seront cinq sur la ligne de départ des 24 heures du Mans. C’est peu dire qu’Oreca sera incontournable sur le circuit de la Sarthe.

D’autant que le groupe œuvre aussi derrière les pistes et accompagne cette année Peugeot, Goodyear, Ferrari et Ford pour créer des expériences à destination de leurs invités. Pour Raphaël de Chaunac, cela ne fait pas de doute : "Les prouesses d’Oreca en course rejaillissent sur les autres activités du groupe, que sont le retail et l’événementiel et dans tous les sports."

Dans sa nouvelle usine, le groupe Oreca produit des LMP2 Oreca, ou des modèles HyperCar pour Alpine ou Honda Acura. Quant à l’assemblage des GT3 Ferrari, il représente 40 à 50 % de l’activité du technocentre — Photo : Aurélien Vialatte

Dans tous les sports

Car Oreca ne se cantonne plus au seul sport automobile. Sa branche événementielle (40 collaborateurs) s’est mise au Basket 3x3 en relançant un festival à vocation nationale à Marseille. Elle s’ouvre à tous les secteurs avec son technocentre, "un lieu propice à l’accueil d’événements uniques, comme l’organisation d’un dîner au cœur des ateliers ou d’un séminaire assorti d’une visite", complète le dirigeant.

Puis, dans l’e-commerce (70 collaborateurs), le groupe propose ses solutions en marque propre et sous licence, gagnant la confiance des écuries de F1 Alpine ou Motul, de la Fédération française de rugby ou encore de l’Olympique de Marseille pour développer leurs plateformes de merchandising et produits dérivés. "Que l’on s’adresse à des fans de sport automobile, à des fans de basket ou de football, les codes sont les mêmes", conclut Raphaël de Chaunac.

Var # Automobile # E-commerce # Événementiel # Sport # Implantation # Investissement industriel
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