TAL : Fusion avec Tissages de Lyon et naissance de TADL
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TAL : Fusion avec Tissages de Lyon et naissance de TADL

Basée à Charlieu, la société Tissages d'Ameublement de la Loire (TAL) a fusionné courant juillet avec le Lyonnais Tissages de Lyon (TDL).

Une union qui vise à préserver et développer les savoir-faire des deux entités, regroupées désormais au sein de Tissages d'Ameublement de Lyon (TADL). Créés en 1929 à Charlieu, les Tissages d'Ameublement de la Loire (TAL) ont entamé cet été une nouvelle phase dans leur développement. Pour faire face à la crise qui touche le secteur du textile d'ameublement, l'entreprise dirigée par Jean-Michel Clairet a fusionné courant juillet avec son confrère et concurrent lyonnais les Tissages de Lyon (TDL).




Sauvegarder et développer nos savoir-faire

«L'objectif était de créer une synergie sur un marché du tissu d'ameublement haut-de-gamme qui soit pertinente dans cette période de crise. TDL était très performante en terme de création et TAL disposait pour sa part d'un outil de production de pointe. Après quelques discussions avec le dirigeant de TDL, Thierry Desdiveaux, l'idée d'un rapprochement est très vite devenu une évidence», expose Jean-Michel Clairet. Et de poursuivre: «La fusion était pour nos deux sociétés une belle opportunité de sauvegarder et de développer nos savoir-faire sur un marché de plus en plus difficile». Pour réaliser des économies d'échelles et développer au mieux leur complémentarité, les deux sociétés ont décidé de se regrouper sur un seul et même site de production à Charlieu. «Nous avons repris du matériel de TDL et cinq de leurs 20 salariés. Les autres n'ont pas souhaité nous rejoindre», précise Jean-Michel Clairet. Et d'ajouter: «En rapatriant l'activité de TDL, on a aussi permis de faire revenir la soierie à Charlieu. Une activité que l'on ne faisait plus depuis de nombreuses années dans la région».





Au final, l'union de TAL et TDL a donné naissance à la société Tissages d'Ameublement de Lyon (TADL). «Le choix de mettre Lyon dans le nom de la société est purement marketing. Lyon dispose d'une meilleure raisonnance et d'une plus grande pertinence à l'export», explique Jean-Michel Clairet.




Export et innovations en perspectives

Avec TAL, le dirigeant réalisait 50% de son chiffre d'affaires à l'export, dont 15% aux USA. La fusion devrait venir conforter ces chiffres puisque TADL entend bien poursuivre son développement outre atlantique, notamment sur les tissus biologiques. «Avec les tissus techniques outdoor et ceux référencés pour le feu dans l'hôtellerie, les tissus bio font partis de nos axes de développement. On a déjà lancé quelques produits, mais le vrai démarrage est pour bientôt. Et il est vrai que le marché du bio est plus mûr aux États-Unis», confie Jean-Michel Clairet. Pour séduire ses clients éditeurs et trouver de nouveaux relais de croissance, TADL devrait par ailleurs sortir de nouveaux tissus innovants d'ici à la fin du premier semestre 2010. «La fusion nous a aussi permis d'aller plus vite et d'être plus performant sur ce dossier», se réjouit Jean-Michel Clairet.

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