Au milieu des bateaux de pêche, de servitude, l’aire de réparation navale (ARN) de Lorient accueille aussi des bateaux de course au large et des bateaux de grande plaisance. La venue de ces yachts ne doit rien au hasard, elle coïncide avec la montée en puissance de SYA : Sailing and Yachting Academy.
L’entreprise, fondée et dirigée par Eric Lamy, n’a qu’un an mais elle ambitionne de "faire venir le yachting à Lorient. Nous en avons les moyens en termes d’infrastructures, d’accueil et de professionnels dédiés."
"Des couteaux suisses techniques"
La ville aux cinq ports devrait se doter d’une nouvelle corde à son arc pour renforcer son poids économique. Via SYA, Eric Lamy propose d’apporter sa pierre à l’édifice avec de la remise en état (refitting) de bateaux de course au large, de yachts, de bateaux de travail ainsi que des réponses à des problématiques d’industriels du nautisme. Pour cela, il s’appuie sur 25 ans d’expérience en tant que directeur technique, team manager, technicien au sein de grandes équipes de course au large. "Nous intervenons comme des couteaux suisses sur des sujets très techniques de remise à niveau ou en état de bateaux de grande taille", résume Eric Lamy.
À ses côtés, il a mobilisé une équipe d’une dizaine de techniciens, tous avec un grand niveau d’expertise dans leur domaine et prêts à répondre dans des situations d’urgence. "Nous faisons de la maîtrise d’œuvre haut de gamme. Ce service sur mesure est à la hauteur des budgets des clients."
De la visibilité
À date, le chef d’entreprise a déjà réalisé plus de 77 chantiers sur des bateaux bretons mais aussi venus des territoires d’Outre-Mer comme les Antilles ou de Méditerranée. Entre mars et décembre 2025, il a réalisé 350 000 euros de chiffre d’affaires et il s’appuie sur un carnet de commandes fermes, déjà signées, de "200 000 euros pour 2026 avec une perspective à 500 000 euros sur cet exercice. "Nous avons de la demande. Maintenant, il nous faut aussi un lieu adapté pour grandir", poursuit Eric Lamy.
Le dirigeant dispose de locaux de 1000 m2 au cœur de Keroman, face à l’aire de réparation navale mais il est déjà à l’étroit pour développer son activité. S’il peut peut-être optimiser cette surface, il serait potentiellement à la recherche d’un site de 3 000 m² dans ce périmètre. En effet, outre son activité de préparation de bateaux, le modèle économique de l’entreprise repose aussi sur la formation auprès d’acteurs industriels et de l’Afpa. "Nous avons tout à Lorient, sur cet espace, pour nous développer sur ce segment de la préparation de ces bateaux. Cela met le territoire et ses savoir-faire à l’honneur", conclut-il.