La start-up Switch accélère dans le marché de la décarbonation maritime en cette fin 2025. Basée au sein de la pépinière Créalis de l’agglomération de Vannes, elle s’apprête à lever des fonds pour soutenir sa croissance après avoir équipé trois bateaux professionnels cette année : l’un à Marseille, l’autre sur le lac Léman, et un troisième sur un lac du Morvan.
Des commandes et une levée de fonds
"Nous avons de bonnes perspectives. Nous devrions avoir quatre ou cinq bateaux en commande. Nous sommes sur une base de trois millions d’euros de contrats", présente Gildas Olivier, le fondateur et dirigeant de cette entreprise.
Switch, développe des systèmes complets de propulsion électrique et hybride destinés aux navires à passagers, de charge ou de pêche. Son innovation : des batteries lithium immergées dans une huile diélectrique, installées dans des caissons étanches et fabriquées localement chez les APF dans l’ancienne usine Michelin à Vannes. Ce procédé breveté permet d’allonger leur durée de vie, d’éviter la corrosion et réduit les risques d’incendie, répondant aux contraintes normatives de la filière.
Aujourd’hui, Switch entend aller plus loin et vise une commercialisation de ses solutions en Europe. Pour cela, elle chiffre à deux millions d’euros ses besoins. "Il y a une place à prendre en France et en Europe avec nos solutions qui sont très spécifiques car complètes en combinant la mise en place de batteries et de l’intelligence connectée pour les bateaux afin de contrôler et d’optimiser ces systèmes", avance Gildas Olivier.
Des installations sur des bateaux neufs ou en refit
L’entreprise propose, en effet, une offre clé en main : batteries, moteurs, ordinateur de bord et interface intuitive, avec installation sur des bateaux neufs ou en rétrofit sur des anciennes unités. L’intelligence embarquée supervise l’énergie, assure la connectivité et facilite la gestion technique à distance.
D’ici janvier 2026, l’équipe de Switch comptera dix salariés. De 500 000 euros de chiffre d’affaires, elle devrait passer à deux millions d’euros dans les prochaines années. "Nous sommes prêts à accélérer la production. Sur les appels d’offres, parfois nous ne sommes pas retenus car nous manquons de chantiers de références. Là, il y a des opportunités à Lorient, prochainement pour desservir l’île d’Arz. Que l’on nous fasse confiance sur ces dossiers", conclut Gildas Olivier.