Elle n'a pas échappé aux difficultés du marché mondial de l'assurance-vie et à l'attirance du public pour les produits d'épargne tel que les livrets A et Bleu. Suravenir, filiale d'assurances vie et de prévoyance du groupe Arkéa* (85%), a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires en 2008 à 2milliards d'euros (2,6M€ en 2007 et 2,8 l'année précédente). Les marges subissent une légère érosion avec un résultat net à 86millions d'euros (92,7 en 2007). C'est néanmoins le second meilleur résultat de l'histoire de Suravenir. Malgré une progression du nombre de clients, l'encours de l'assurance-vie enregistre une baisse de 4% en raison de la dévalorisation des actifs sur les marchés financiers. L'activité de prévoyance individuelle observe quant à elle, une progression de 6%. Cette diminution du résultat, Arnaud Giraudon directeur de cette entreprise de 242 salariés, l'explique en partie par l'arrêt d'un partenariat avec Skandia.
Une vingtaine d'embauches
L'année 2009 s'annonce cependant meilleure que la précédente. La baisse du livret A de 4 à 2,5% en février et à 1,75% en mai pourrait inciter les épargnants à revenir vers l'assurance-vie. D'ailleurs, Suravenir, qui a doublé ses effectifs en quatre ans, annonce une vingtaine d'embauches en 2009. Arnaud Giraudon confirme sa volonté de distribution des produits Suravenir en dehors du groupe bancaire (29% actuellement) et le lancement d'une nouvelle offre épargne retraite entreprises. Neuvième acteur français sur son marché en terme d'encours gérés (21milliards), Suravenir n'a pas fini sa croissance, selon Arnaud Giraudon. «On continue d'observer toutes les opportunités de croissance externe afin de prendre pied sur de nouveaux marchés ou consolider notre activité actuelle.»
* Les 15% restants sont détenus par la Caisse fédérale du Crédit Mutuel Loire-Atlantique et Centre Ouest.
Suravenir, spécialisée dans la conception et la gestion de contrats d'assurance-vie et de prévoyance, annonce des résultats en baisse. Mais prévoit des recrutements en 2009 et ne s'interdit pas d'observer les opportunités de croissance externe.