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Suite à de prévisions de croissance et de rentabilité en baisse, l’action Seb dévisse
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Suite à de prévisions de croissance et de rentabilité en baisse, l’action Seb dévisse

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Le titre de SEB s’est effondré de plus de 20 % après un nouvel avertissement sur ses résultats. Le groupe de petit électroménager basé dans la métropole de Lyon revoit à la baisse ses prévisions de croissance et de rentabilité, plombé par la faiblesse de la demande en Europe et aux États-Unis.

Siège du Groupe SEB à Écully (Rhône) — Photo : ©StudioFly / Gilles Aymard - SOGELYM-DIXENCE/SUD GROUPE Archi

La cours du titre Seb a dégringolé hier en Bourse. L’année 2025 restera marquée dans les annales du leader du petit électroménager comme un millésime particulièrement difficile. Pour la deuxième fois en deux mois et demi, le groupe mondial, pourtant auréolé d’un bon exercice 2024, a revu à la baisse ses prévisions. Une annonce qui a déclenché hier une chute de plus de 20 % de la valeur du titre SEB lundi 6 octobre en matinée, autour de 52 euros, son plus bas niveau depuis 2013.

Prévisions de croissance en baisse

En cause, un ralentissement plus fort que prévu de la demande en Europe et aux États-Unis, sur fond d’inflation persistante et de prudence des ménages. Implanté à Écully dans la métropole de Lyon, SEB (32 000 salariés, 8,27 Md € de CA en 2024) n’anticipe plus qu’une croissance organique stable ou légèrement positive cette année, loin des 2 à 4 % espérés en juillet, et encore davantage des 5 % promis en début d’exercice. Le résultat opérationnel d’activité est désormais attendu à un niveau situé entre 550 et 600 millions d’euros, contre 700 à 750 millions précédemment. L’an passé, il s’élevait encore à 802 millions.

Un retournement brutal de tendance

Ce double avertissement illustre les vents contraires auxquels le champion français propriétaire des marques Tefal, Rowenta, Moulinex ou Krups est exposé. Après avoir longtemps bénéficié d’un engouement post-Covid pour l’équipement domestique, SEB affronte aujourd’hui un effet de saturation du marché et un resserrement du pouvoir d’achat. À cela s’ajoutent la hausse des coûts logistiques et énergétiques, un effet de change défavorable et des droits de douane américains susceptibles d’éroder encore ses marges.

Ancrage solide

Malgré ces turbulences, Seb conserve une assise industrielle robuste : un portefeuille de marques mondiales qui se diversifie dans l’équipement professionnel (Buyer, Krampouz, Forge Adour, WMF, Lagostina, La San Marco…), un réseau de production intégré et un "bilan sain", en dépit d’une dette de 2 milliards d’euros. "Le groupe est pleinement mobilisé pour accélérer la conversion des opportunités identifiées et renouer rapidement avec sa trajectoire de croissance rentable. Il accentue encore ses efforts pour gagner en efficacité, et s’appuie sur la solidité de son modèle d’affaires ainsi que sur son riche portefeuille d’innovations en 2025 et 2026", précise Seb dans un communiqué.

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