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Strasbourg : Emmanuel Macron confirme des mesures fiscales en faveur de l’investissement
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Strasbourg : Emmanuel Macron confirme des mesures fiscales en faveur de l’investissement

Le groupe Punch annonce 60 millions euros d'investissement pour doubler la ligne de production des boîtes de vitesses automatiques en présence d’Emmanuel Macron. A cette occasion, le ministre de l’Economie a quant à lui précisé des mesures fiscales en faveur de l’investissement industriel.

Le groupe industriel belge Punch a repris le site General Motors de Strasbourg en 2013 sous le nom de Punch Powerglide (CA 2014 : 350 millions d’euros ; 1150 salariés). Le président de Punch, Guido Dumarey, vient d’annoncer un investissement de 60 millions d’euros pour doubler les capacités de la ligne de production de la boîte de vitesses automatiques de huit rapports construite depuis septembre 2014 pour son client allemand ZF.
Cet investissement complète les 160 millions d’euros investis ces deux dernières années pour l’installation de cette ligne de production. Arnaud Baïlo, président de Punch Powerglide, indique que « la production passera de 200.000 à 400.000 unités par an et que 200 emplois seront créés sur le site strasbourgeois d’ici à 2016 ». La totalité de la production est exportée sur les cinq continents.

Cet investissement, financé à 50 % par le groupe familial et à 50 % par la banque allemande Commerzbank, en raison de la frilosité des banques françaises à soutenir l’industrie automobile, a interpellé Emmanuel Macron, en visite sur le site. Le ministre de l’Economie a précisé une mesure fiscale en faveur de l’investissement. Dans ce cadre, les investissements réalisés par les entreprises entre mi-avril 2015 et mi-avril 2016 seront suramortis à hauteur de 40 %. Emmanuel Macron a pris exemple sur l’investissement de Punch pour préciser que « la ré-industrialisation et le redémarrage industriel en France sont possibles. Il faut continuer à réformer et accepter que les effets soient visibles d’ici cinq à dix ans, il faut accepter le temps industriel et l’accompagner ».

En marge de cette visite, des représentants de la CGT, salariés du site, ont interpellé le ministre en lui faisant part de leur inquiétude quant à leur bataille pour l’emploi. Ils estiment que le site doit sa survie "à la lutte des salariés menée depuis des années et en particulier en 2012, lorsque que GM (...) avait décidé de se débarrasser de l'usine".

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