Le 14octobre, Georges Dao, P-dg de Cari, lançait un appel à soutiens pour la création d'une formation ingénieur manageur sur les bâtiments intelligents et durables dans le département.
Pourquoi une telle initiative?
Depuis 2004, Cari s'est positionné sur l'axe du développement durable et de l'amélioration de l'efficience énergétique, anticipant par là même les nombreux projets HQE qui sont en train de voir le jour. Depuis le Grenelle de l'environnement, l'État a modifié les réglementations thermiques, les rendant plus contraignantes. Nous devons donc être capables de les mettre en oeuvre, voire de les anticiper. Surtout dans un département dont l'ambition, avec l'OIN, est de devenir leader sur le développement durable. Or, ici, il n'existe pas de formation complète.
Que proposez-vous?
Il y a un besoin croissant et urgent de personnel qualifié sur les doubles compétences techniques et managériales dans le domaine de la construction. Je propose donc de soutenir le projet initié par Frédéric Fourquin, président du Club des dirigeants de Sophia et du CA de Polytech: créer une double formation associant l'université de Nice via Polytech pour la partie ingénieur (une branche bâtiment intelligent existe déjà dans le Nord, elle pourrait être créée à Sophia) et la CCI via le Ceram business school pour la partie managériale. Ces ingénieurs, qui auront une vision globale, pourront intégrer les entreprises du BTP mais aussi les bureaux d'études, les syndics, les bureaux d'architectes, les services généraux... L'efficience énergétique intéresse aujourd'hui bon nombre de secteurs d'activité.
Quels sont les premiers retours?
Nous avons reçu de nombreux soutiens qui justifient la nécessité de créer à Sophia dès la rentrée 2009 cette double formation, dans l'idée de la transférer par la suite au coeur de l'Éco-Vallée. Parmi eux, le sénateur Pierre Laffitte, le président de Cogedim Méditerranée Hugues Duroussy ou encore le directeur du pôle de compétitivité Capénergies, Christophe Delvallet, qui se propose de labelliser officiellement la formation.
Alors c'est gagné?
On n'a pas vraiment senti de mobilisation suffisante de la part du rectorat. Il faut donc continuer à faire pression. L'État est capable en 6 mois de changer les réglementations. Il devrait pouvoir en faire autant pour installer cette double formation. On ne peut pas se permettre d'attendre 6 ans!
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