«Il y a eu assez de paroles, il faut des actes.» À l'issue du comité "Sophia Vision", le député-maire d'Antibes a vu juste. Des actes, tout le monde en attend. Reste à voir si ces paroles de Jean Léonetti vont être suivies d'effets. Également président de la Casa (Communauté d'agglomération Sophia Antipolis), l'élu a conclu cet automne les travaux du comité "Sophia Vision". Après avoir planché ensemble sur le devenir de la technopole, une centaine de dirigeants sophipolitains ont dressé une feuille de route pour lui «redonner une perspective et des projets clairs». Au chapitre des handicaps, le comité identifie une «gouvernance complexe», des «transports et infrastructures routières en retard», une R & D publique «avec une valorisation faible et peu de synergies avec la R & D privée», «une université jeune» «qui manque de moyens», «un soutien peu structuré à la créationd'entreprises innovantes», etc. Parallèlement, il est rappelé que Sophia Antipolis doit répondre à de nombreux enjeux: «Émergence de l'économie de la connaissance, boom du développement durable, globalisation»...
Jean Léonetti s'impose
«En bref, pas de scoop» reconnaît un dirigeant de la Casa. 42 propositions concrètes d'actions ont tout de même été mises sur le papier, et des objectifs de croissance clairement affichés: atteindre dans les 10 ans les 40.000 emplois (contre 30.000 actuellement), passer de 7.000 à 9.000 chercheurs et de 5.000 à 9.000 étudiants. De quoi mettre du pain sur la planche! «Au final, il s'agit surtout de faire bouger nos élus» explique-t-on. Message reçu 5 sur 5 par Jean Léonetti, qui en tant que président du Symisa (Syndicat mixte d'aménagement de Sophia Antipolis) bénéficie de la légitimité nécessaire pour se placer en chef de file, avec l'appui de l'Université et des grandes entreprises. «C'est une nouvelle vision de Sophia qui se met en place avec une nouvelle gouvernance.»
Le campus Stic toujours au point mort
Sur le papier, "Sophia Vision" prévoit de «réaffirmer le leadership de Sophia sur les TIC en les mettant au service du développement durable», «de développer l'urbanité» ou encore de «relancer la dynamique de création d'entreprises». L'urbanisation des places Bermond, Sophie Laffitte et du quartier Saint-Philippe sont annoncées. Tout comme l'aménagement de la zone des "Trois moulins", «future porte d'entrée de Sophia». Reste un hic: le campus Stic. Si les dirigeants présents ont réaffirmé «ne pas renoncer au projet», il reste toujours au point mort... Quant à l'OIN qui se dessine dans la plaine du Var, «elle fertilisera la technopole» rassure le sénateur Marc Daunis. Côté résultat, «des tableaux de bord quantitatifs vont être fixés pour s'assurer que nos objectifs sont tenus» assure le président du Club des dirigeants de Sophia Antipolis, Frédéric Fourquin. «C'est la première fois que nous sommes tous d'accord sur ce que l'on veut faire, les actions à mener, et dans quel ordre les réaliser» souligne le dirigeant.
Les travaux engagés par le comité de dirigeants de Sophia Antipolis débouchent sur de nouveaux objectifs.