Sophia Antipolis : L'incertitude plane sur l'avenir du centre R&D de NVIDIA

Sophia Antipolis : L'incertitude plane sur l'avenir du centre R&D de NVIDIA

Alors que le géant américain des cartes graphiques NVIDIA vient d'annoncer sa volonté de vendre sa filiale Icera et de se retirer du marché des puces de smartphone, la question de l'avenir de son site R&D sophipolitain se pose. En jeu, près de 200 emplois sur la technopole azuréenne.

La nouvelle est tombée début mai. NVIDIA, le géant américain des cartes graphiques a annoncé son intention de se séparer de sa branche modem 3G/4G pour les chipsets cellulaires au cours de l'année 2016 en vendant sa filiale Icera, acquise en 2011. Cette décision, qui signe l'échec de la firme sur le marché des mobiles, laisse planer l'incertitude quant à l'avenir de son site de Sophia Antipolis. Il faut dire qu'avec le départ de Texas Instruments en 2013 et l'importante réduction des effectifs deSamsung, qui ampute son site sophipolitain de 80% de ses effectifs, la technopole azuréenne paie le lourd tribut des décisions de restructuration mondiales qui agitent le secteur de la microélectronique depuis quelques années.

NVIDIA s'est implanté sur la technopole azuréenne à travers le rachat du centre de R&D d'Icera en juin 2011. Il employait alors 60 personnes. L'effectif est depuis monté en puissance pour atteindre les 140 personnes avec une activité essentiellement orientée vers le développement de circuits intégrés pour mobiles et tablettes. Si la direction du spécialiste mondial des cartes graphiques a annoncé la cession de l'ensemble de sa filiale, nombre d'observateurs estiment que les repreneurs seront surtout intéressés par les technologies développées. Icera détient en effet plus de 550 brevets attribués ou en cours d'attribution. D'où le risque de casse sociale pour les 500 salariés de la filiale, répartis principalement en France, en Grande Bretagne et dans une moindre mesure en Asie et aux Etats-Unis. La technopole de Sophia Antipolis totalise quelques 200 salariés NVIDIA.