Renouvelée en septembre 2013 pour dix ans, la DSP, qui représente une enveloppe de 600 M d’euros, avait été accordée au duo : SNCM, Compagnie Méridionale de Navigation. La transmission ou non de la DSP était au cœur des débats. La CFE-CGC rappelait encore récemment qu’aller vers un dépôt de bilan sans avoir de garantie sur la délégation de service public (DSP) risquait de refroidir les velléités d’éventuels repreneurs. Pourtant l’annonce fait réagir vivement Roland Blum, adjoint aux Finances de la ville de Marseille, qui n’hésite pas à affirmer : « Contrairement à ce que prétend le gouvernement, il s'agit d'un échec car la DSP ne pourra être transférée que ligne par ligne, ce qui signifie clairement que l'État et l'actionnaire majoritaire sont en train d'organiser, avec l'accord de Bruxelles, le démantèlement de la SNCM. Au lieu de se réjouir de cet échec, le gouvernement socialiste devrait prendre les dispositions nécessaires pour assurer le financement de la période d'observation et, en tant que responsable de la future liquidation, indiquer les mesures qu'il compte prendre pour la mise en place d'un plan social digne de ce nom ». De son côté, Dominique Tian, premier adjoint au maire de Marseille a ajouté : « Ce double jeu (du gouvernement et des élus socialistes), entretenu depuis de trop longs mois, aboutit désormais au démantèlement de la compagnie, qui fait craindre les conséquences les plus lourdes pour l'emploi sur le Port de Marseille et la pérennité des liaisons maritimes vers la Corse au départ de notre ville ».
Le secrétaire d’Etat en charge des Transports, Alain Vidalies, l’a annoncé mercredi 17 décembre : l’Union européenne a autorisé la France à transférer « en plusieurs lots » la délégation de service public (DSP) accordée à la SNCM pour la desserte maritime entre le continent et la Corse à un éventuel repreneur.