Le Tribunal de commerce de Rouen a prononcé
la liquidation du site Petroplus de Petit-Couronne. Une liquidation avec poursuite d'activités pendant deux mois et la possibilité de déposer des offres de reprise jusqu'au 5 novembre. Une décision qui a déclenché la colère des nombreux salariés présents devant le tribunal et le désarroi d'Yvon Scornet, leader de l'intersyndicale CGT/CFDT/CFE-CGC :
« Nous avions un repreneur, Netoil, pourquoi on ne nous a pas laissé tenter notre chance ? Ils ont pris la décision de nous tuer ! C'est anormal, c'est injuste, on va demander des comptes à tout le monde ». Jean-Marie Valentin, avocat de l'intersyndicale et du comité d'entreprise revient sur la décision du tribunal :
« Le tribunal a considéré que Netoil n'a pas démontré sa capacité financière, ni répondu à toutes les questions », précisant :
« Il est certain que Netoil a des fragilités mais nous avons encore un mois pour travailler ».
Les salariés ont pris à témoin le gouvernement exigeant
« que le gouvernement reprenne le pouvoir et remette en cause la décision du tribunal. On va pas crever en silence, on va continuer à se battre ».
Le Tribunal de commerce de Rouen a décidé la liquidation judiciaire du site Pétroplus de Petit-Couronne avec poursuite d'activité pendant deux mois. Une période pendant laquelle est laissée la possibilité de déposer des offres jusqu'au 5 novembre.