Sea France : Les réactions après la reprise des trois navires de la compagnie par Eurotunnel

Sea France : Les réactions après la reprise des trois navires de la compagnie par Eurotunnel

> Voir le précédent dossier d'analyse sur SeaFrance par la rédaction du Pas-de-Calais

> Daniel Percheron, sénateur du Pas-de-Calais et président du Conseil régional se dit soulagé de la décision du Tribunal de commerce de Paris à propos de la reprise des actifs de Sea France par Eurotunnel. Il y voit un "espoir pour les centaines de travailleurs concernés de retrouver un emploi".
"Comme il l’a toujours fait depuis le début des difficultés de Sea France, et notamment dans la dernière période (...) (Daniel Percheron) s’attachera à poursuivre le travail mené en commun avec Eurotunnel et les porteurs de la Scop, loin du brouhaha médiatico-médiatico-politique qui a souvent entouré et desservi le dossier Sea France et ses salariés", selon le communiqué du Conseil régional.

> Pour Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports et à l'Economie Maritime et député-maire de Boulogne-sur-Mer, "la justice a retenu une solution pérenne sur le plan économique et favorable à l'emploi, tout en respectant l'intérêt des créanciers. L'emploi doit pouvoir l'emporter sur cette partie du littoral, dont le transmanche a été l'un des poumons, pour permettre à l'économie maritime de prendre tout son sens. Trop longtemps négligée, elle fait désormais partie intégrante de l'action gouvernementale".

Précédemment : Le lundi 4 juin, les trois navires de la compagnie repris par Eurotunnel
Eurotunnel s'est vu, lundi 4 juin, attribuer, par le tribunal de commerce de Paris, les trois navires de la compagnie de ferries SeaFrance, liquidée en janvier, pour un montant de 65 millions d'euros. L'exploitant du tunnel sous La Manche va louer le Rodin, le Berlioz et le Nord- Pas de Calais à une coopérative ouvrière qui regroupera plusieurs centaines d'ex-salariés de SeaFrance. Ils pourraient ainsi sauvegarder leur emploi. Selon le communiqué d'Eurotunnel, l'acquisition se fera par un véhicule financier ad hoc nommé "Eurotransmanche", propriété d'Eurotunnel. Il s'ouvrira aux collectivités locales et louera les ferries à une société d'exploitation indépendante. Cette dernière devrait créer plus de 500 emplois sur le Calaisis et une centaine d'emplois en Grande-Bretagne.
En lice pour la reprise de ces navires, il y avait aussi le consortium Louis-Dreyfus/DFDS et le groupe suédois Stena Line. Selon le Figaro, Eurotunnel était déjà pressenti pour cette reprise. Accablée par 190 millions d'euros de dette, la compagnie, filiale de la SNCF aux 880 salariés, avait sombré au début de l'année.