SCCA : 1,6M€ investi pour rester dans la course
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SCCA : 1,6M€ investi pour rester dans la course

La Société des Courses de la Côte d'Azur vient d'investir 1,6M€ pour moderniser ses équipements. Une dépense engagée pour attirer les écuries et faire face à l'ouverture prochaine du marché des jeux en ligne.

La Société des Courses de la Côte d'Azur (SCCA) tient à maintenir son hippodrome en tête du classement des infrastructures de France. Elle vient donc d'investir 1,6M€ pour rendre le champ de course cagnois plus attractif, tant au niveau des pistes que de l'accueil des écuries.




Logement et pistes

«Notre hippodrome est l'un des plus connus de France, argumente Robert Roucayrol, secrétaire général de la SCCA, mais nous sommes loin des zones d'élevage, il faut donc attirer les écuries». Un défi rendu d'autant plus difficile que l'institution des courses souffre de la situation économique actuelle et que face au coût de la vie dans le 06, certaines écuries hésitent à venir courir sur le terrain azuréen. Pour y remédier, la Société des Courses vient d'aménager vingt logements à l'emplacement des anciens bureaux. Seize studios et quatre deux pièces loués pour un coût symbolique, destinés exclusivement au personnel des entraîneurs. «Ce n'est pas de l'hôtellerie», insiste le secrétaire général. De nouveaux studios devraient compléter ces équipements courant 2011. L'investissement de l'association a également touché les pistes. 400.000€ ont été consacrés à la création d'une nouvelle aire de départ de 6.000m², la piste en herbe a aussi connu quelques rafraîchissements.




Anticiper l'ouverture du marché des jeux en ligne

Ces travaux devraient assurer le maintien de l'hippodrome face à la crise. Car s'il n'y a «pas eu de baisse de l'activité, gouverner c'est prévoir, donc il faut savoir anticiper», explique le secrétaire général. Celui-ci entend gérer son association «comme une entreprise privée et éviter le moindre reproche». La variable à anticiper, c'est bien sûr l'ouverture des jeux en ligne. En effet, la grande majorité des 8,4M€ de chiffre d'affaires enregistrés en 2009 sont le fruit des paris. En effet 70% de l'argent parié est redistribué aux gagnants, 15% revient à l'État, environ 14 aux institutions type PMU et il reste 1,68% à la SCCA. Une part infime qui représente des sommes colossales pour les champs de courses, et un cataclysme si elle baisse. «Le risque, c'est que les petits hippodromes disparaissent», analyse le gestionnaire. «Notre intérêt est donc d'être performants quand débutera l'environnement concurrentiel».

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