Une enveloppe qui s’ajoute aux 3 millions déjà injectés en 2013-2015 dans l’usine du sud-Sarthe qui produit de la tuyauterie aéronautique. Ces investissements sont destinés à moderniser et étendre cette unité de production de 200 salariés. « Nos clients nous demandent 15 à 20 % de réduction sur tout ce que l’on produit. Avec notre organisation industrielle actuelle, c’est impossible. Transformer les moyens et les hommes est nécessaire pour rester dans la course », appuie Didier Kayat, directeur général délégué de Daher (1 milliard d’euros de CA, 8.500 salariés dans le monde).
Une évolution qui amène l’équipementier à investir en France dans le développement de sites industriels high-tech pour ce projet Usine du futur. Ainsi, Luceau fait office d’usine pilote dans ce programme, aux côté de l’unité composite de Nantes et de l’usine aéronautique de Tarbes.
Coup de pied aux flux
En Sarthe, la transformation est déjà amorcée depuis 2013 avec la construction d’une extension de 1.500 m² accueillant deux lignes de production. Objectif : réduction des coûts et accélération des flux de l’usine dans un souci de développement de la compétitivité. La formation n’est pas oubliée avec la création en 2014 d’une école des métiers qui a formé une vingtaine de tuyauteurs-soudeurs. « C’est une compétence rare et la valeur ajoutée de Luceau. Nous devons donc faire évoluer le personnel sur ce métier. Pour cela, nous avons la chance d’être en croissance », poursuit Didier Kayat.
Daher revendique en effet une progression de 50% son activité en Sarthe, portée par la bonne santé du secteur aéronautique. La croissance devrait par ailleurs se poursuivre sur place, le groupe étant en effet positionné sur les marchés de l’Airbus A 350, du japonais Mitsubishi MRJ 90 ou encore du chinois Comac ARJ 121. En fonction des commandes à venir, l’usine sarthoise pourrait donc s’agrandir. Un terrain est déjà en cours d’acquisition à Luceau.
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