CCI France devient le premier actionnaire de Sealar. Affichant 13 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, cette structure basée à Brest est le gestionnaire de sept aéroports régionaux, basés en Normandie (Le Havre, Rouen, Deauville, Caen), Bretagne (Vannes, Morlaix) et Nouvelle-Aquitaine (Poitiers).
CCI France détient 46,50% du capital
Sealar (Société d'exploitation et d'action locale pour les aéroports régionaux) a été créée en 2019 par les CCI d'Aix-Marseille-Provence et du Finistère. Établissement public chapeautant les chambres de commerce et d'industrie françaises, CCI France vient de prendre plus grande part de son capital (46,50 %) en investissant 4 millions d'euros. Deux autres structures dépendant d'une Chambre de commerce et d'industrie composent son capital. Il s'agit de INSFO (une filiale d'ingénierie de la CCI Métropolitaine Bretagne Ouest) et de CCIMP Infrastructures (filiale de la CCI Marseille Provence). À elles trois, ces entités permettent aux CCI de prendre le contrôle de Sealar, aux côtés d'un quatrième actionnaire, le groupe d'ingénierie TPF.
4 millions d’euros au capital de Sealar
L'enjeu pour les chambres est de développer le modèle coopératif, sécuriser l'ancrage local, tout en accélérant la transition énergétique des aéroports.
Le but est de construire "un opérateur national à gouvernance locale, capable d’assurer la performance des infrastructures tout en respectant leur vocation territoriale", souligne Jean-Luc Chauvin, président de Sealar et de la CCI Aix-Marseille-Provence. Le modèle mise sur la coopération plus que la mise en concurrence, comme avec la gestion de quatre aéroports régionaux de Normandie.
Alliance stratégique
Le modèle allie ainsi "d’un côté, l’expertise aéronautique de Sealar ; de l’autre, la fine connaissance des territoires apportée par les CCI", explique un communiqué de presse. Une alliance stratégique, alors que le secteur aérien retrouve peu à peu sa fréquentation pré-Covid, mais est marqué par un alourdissement des taxes.
L’investissement de CCI France poursuit trois objectifs : "remporter des appels d’offres de délégation de service public", "renforcer les expertises internes en ingénierie, exploitation, transition énergétique et formation aéronautique" et "développer de nouveaux relais d’activité" dans les infrastructures ou l’énergie. La montée au capital de Sealar n’est pas un projet isolé pour les CCI françaises. En 2025, elles gèrent ou codétiennent plus de 580 infrastructures économiques, dont 55 aéroports et aérodromes, en métropole et outre-mer.