Sabena : Six atouts que le Puma offre à Dinard
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Sabena : Six atouts que le Puma offre à Dinard

Aéronautique Vainqueur de l'appel d'offres pour l'entretien des Puma de l'armée de terre, Sabena Technics (groupe TAT) voit son site breton regonflé. Entretien en six atouts gagnants avec Philippe Delisle, son directeur général à l'aéroport de Dinard-Pleurtuit.

Nous l'annoncions le mois dernier : Sabena Technics du groupe familial français TAT (2.900 salariés) a remporté l'appel d'offres pour l'entretien de la centaine d'hélicoptères Puma de l'armée de terre, en France métropolitaine. C'est la base de maintenance historique sur le tarmac de Dinard-Pleurtuit (600 salariés) qui bénéficie de cette belle commande publique d'un montant maximum de 21,62 millions d'euros (HT), à laquelle le ministre Jean-Yves Le Drian a dû être très attentif. De quoi redonner des couleurs à ce pôle d'excellence breton. Sur place, le premier appareil est arrivé début septembre pour une première « grande visite » débutée le 4 novembre. Voici les atouts :




1. Une diversification « Le site Sabena Technics de Dinard n'a jamais reçu d'hélicoptère en maintenance, mais le groupe a une expérience dans le Pacifique. Le Puma à Dinard, c'est une vraie volonté de diversification de nos métiers. C'est une grande satisfaction de voir que les aéronefs français reviennent en France (Ndlr, ce marché était détenu depuis huit ans par son concurrent portugais OGMA). Nous évoluons dans un milieu de l'aviation civile régionale extrêmement concurrentiel et en surcapacité. Il était important pour nous de nous renforcer sur ces marchés étatiques pour combler une certaine baisse d'activité. Or, nous disposons d'outils industriels et de savoir-faire parfaitement adaptés à ces marchés. Le Puma est un type de produit, de la taille d'un avion régional, qui s'inscrit pleinement dans le site de Dinard. Cette diversification est une première étape importante dans notre réorganisation nécessaire et comprise par notre personnel. »

2. Des emplois pérennisés « Ce marché va employer 25 personnes à temps plein à Dinard. Nous essayons toujours d'avoir une adéquation entre les moyens dont on dispose et la taille de nos marchés. Dans le cadre de notre PSE 2012 lié à un plan de compétitivité, soldé en mars dernier, il y eu 96 départs mais aucun licenciement contraint. Tout le monde a fait des efforts. »

3. De la formation « C'est un challenge important pour nous, une autre technologie mais les compétences de bases sont identiques. L'entretien de ces aéronefs converge de plus en plus avec nos aéronefs civils. Nous avons réalisé une formation de quatre semaines avec Eurocopter et deux autres sont prévues dans les semaines à venir. Notre budget formation atteint régulièrement entre 3 et 7 % de la masse salariale. »

4. Du chiffre d'affaires en plus « Les marchés étatiques représentent aujourd'hui un tiers de notre chiffre d'affaires. Je souhaite que cette part monte encore jusqu'à atteindre 45 %. C'est important pour le site de Dinard et sa pérennité. Cela permet de renforcer notre savoir-faire sur les machines gouvernementales en France et en Europe. Il s'agit pour nous d'une vraie volonté de perdurer dans ce marché. Nous avons déjà entretenu des avions de l'armée hollandaise sur notre site de Nîmes, du Cameroun à Bordeaux... À Dinard, nous entretenons 14 Casa 235 de l'Armée de l'air depuis 2002 et jusqu'en mars 2014; six Falcon 10 de la Marine depuis 2011 (pour huit ans) et, depuis 2001, six Mystère 20 de la DGA. Ce marché arrive à expiration ce mois-ci. Nous avons un fort capital de confiance avec le donneur d'ordre, la Simmad. »

5. Des investissements

« Pour le Puma, nous avons investi cette année 400.000 euros en matériel, hors formations. Il s'agit de moyens spécifiques et d'outillages. Chaque type d'appareil nécessite, par exemple, son lot d'échaffaudages. En 2012, nous avions investi 350.000 euros dans des moyens de tests pour des équipements électriques. Le marché des Puma prévoit d'entretenir jusqu'à quatre appareils en même temps, avec décapage et peinture et nous pouvons compter sur le support de nos sociétés soeurs du site de Dinard : Hydrep (100 salariés) et Sabena Technics Painting (30 salariés). »

6. Des prochaines cibles... « Notre prochaine cible est le Falcon 50 de la Marine nationale : cinq à huit machines basées pour la plupart à Lann-Bihoué. Le résultat de cet appel d'offres sera connu en juillet 2014. Le prix fait bien souvent la différence. Il pèse généralement pour 70 %, mais l'offre technique et la qualité font le reste ! Nous avons su démontrer que Sabena Technics était capable de faire faire des économies de l'ordre de 30 % à l'État français grâce à notre gestion et à notre réactivité, tout en apportant une haute disponibilité de ces aéronefs. Nous fournissons une plus grande flexibilité et rapidité d'exécution. C'est une situation gagnant-gagnant ! Sabena compte bien continuer à accompagner l'externalisation de ces marchés. »

Propos recueillis par G.B.

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