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Rigiflex : Bénéteau cède l'activité à trois entrepreneurs nantais
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Rigiflex : Bénéteau cède l'activité à trois entrepreneurs nantais

Contraint de se restructurer face à la crise qui frappe le secteur du nautisme, le groupe Bénéteau vient de céder l'activité de son département Rigiflex à trois investisseurs nantais.

— Photo : Beneteau

Ce trio, associé à parité, est composé de Didier Greggory, ancien dg adjoint de Jeanneau qui a quitté le groupe en avril dernier dans le cadre d'un plan de départ volontaire, de Michel Bolo, agent exclusif Promens France Marine (réservoirs de moteurs de bateaux) et de Jean-Paul Boisson, ancien dirigeant de l'éditeur de progiciels bancaires CIBF. Rigiflex, désormais ex-entité des chantiers Jeanneau, produit et commercialise une gamme d'annexes, de barques et canots en polyéthylène rotomoulé pour la pêche, la promenade et la sécurité en mer. «Avec 1M€ de chiffre d'affaires, Rigiflex constituait une activité marginale et n'était pas une priorité pour le groupe Bénéteau. Encore moins avec la crise. Avec mes associés, nous sommes convaincus du potentiel de la marque car ses modèles sont réputés pour leur solidité dans le monde du nautisme», explique Didier Greggory, président de la nouvelle société Rigiflex SAS qui emploie quatre salariés. Pour relancer Rigiflex dont les ventes sont en baisse depuis cinq ans, la nouvelle équipe dirigeante parie sur le développement de nouveaux produits.

Cap sur l'export

«Nous allons rajeunir la gamme de produits Rigiflex et créer de nouveaux modèles en proposant des embarcations plus grandes», ajoute Didier Greggory. L'exportation constitue un autre axe de développement pour la marque Rigiflex qui réalise 80% de son chiffre d'affaires en France. Dans cette optique, les marchés d'Europe de l'Est (Pologne, Hongrie, Tchéquie,etc.) sont plus particulièrement ciblés. L'objectif affiché est de remonter les ventes de Rigiflex à 2.500 unités par an d'ici à deux ans, contre 1.100 en 2009. La nouvelle société est basée dans un bâtiment de 1.500m² sur la zone aéroportuaire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu où elle réalise l'accastillage de ses embarcations, le rotomoulage étant sous-traité à la société malouine ART.

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