Rhône-Alpes : La Fédération du bâtiment se mobilise en marinières made in France
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Rhône-Alpes : La Fédération du bâtiment se mobilise en marinières made in France

Vêtus de marinières « made in France » et munis de casques aux couleurs bleu blanc rouge, les sept présidents des fédérations du bâtiment départementales de Rhône-Alpes et leur président régional ont rassemblé la presse ce mardi 29 janvier au matin à Lyon dans le cadre de l’opération nationale
« Trop c’est trop ».



La Fédération française du bâtiment lance un cri d’alarme car elle redoute
40.000 emplois supprimés avec une prévision d’activité en recul de 3,5 % en 2013.



Or trois mesures suffiraient à enrayer le problème d’après les professionnels du bâtiment : la réduction de la durée de détention d’un bien immobilier pour être exonéré de la plus-value, la sortie du régime des auto-entrepreneurs du secteur du bâtiment, enfin l’abaissement à 5 % du taux de TVA pour la construction de logements sociaux et les travaux de rénovation.
« Avec 45.000 entreprises et 125.000 salariés, nous sommes la première entreprise de main d’œuvre régionale, souligne Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment Rhône-Alpes. Il y a urgence à agir. »


En 2012,
la baisse des mises en chantier de logements en Rhône-Alpes a atteint 20 %. Et la réduction de 2 % des autorisations de construire des logements et des locaux ne laisse pas entrevoir une amélioration du marché. D’autant, soulignent les professionnels du bâtiment, que la profession souffre du « travail illégal via le détournement des règles européennes du détachement de main d’œuvre », et d’une recherche des prix les plus bas qui pénalise. « Notre outil de production est encore structuré, c’est donc maintenant qu’il faut agir », précise Jacques Chanut.



De fait,
malgré une baisse de chiffre d’affaires de 17 % depuis 2008, les effectifs de la profession sont restés stables dans la région. La relance peut donc s’appuyer sur une main d’œuvre déjà formée et en place. Les présidents des fédérations départementales ont chacun à leur niveau pris les choses en main : rencontres avec les députés, maires et sénateurs de leur territoire,
envoi de cartes postales « Trop c’est trop », signature d’une pétition en ligne… « On entend beaucoup parler de l’industrie en général. Ce serait bien de ne pas oublier l’industrie du bâtiment », conclut Jacques Chanut.



Le 18 janvier dernier,
les artisans du bâtiment de la Capeb, avaient eux aussi, défilé devant les préfectures en région.

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