RFF : La Ligne Nouvelle, d'accord, la modernisation des voies d'abord

RFF : La Ligne Nouvelle, d'accord, la modernisation des voies d'abord

Transports Le président national de Réseau Ferré de France voit dans la future Ligne Nouvelle un outil complémentaire à son vaste plan de modernisation des voies.

Jacques Rapoport, président de Réseau Ferré de France (RFF), venu le mois dernier à Marseille pour promouvoir son vaste plan national de modernisation des lignes existantes, en a profité pour préciser que cet axe stratégique était non pas opposé, mais complémentaire aux réflexions menées au sujet de la Ligne Nouvelle. « Nous sommes persuadés, c'est vrai, que le réseau ferroviaire français, qui a beaucoup vieilli, a un besoin très important de renouvellement, confie-t-il. Ainsi, après trente ans de priorité TGV, c'est bien cela notre priorité actuelle : nous devons moderniser le réseau afin d'améliorer sa productivité. Toutefois, à mon sens, dans cette région Paca qui connaît deux noeuds de saturation principaux - l'agglomération marseillaise et la Côte d'Azur -, la création d'une infrastructure telle que la Ligne Nouvelle n'interviendrait pas en opposition avec notre programme de modernisation. Car les deux projets s'épaulent l'un l'autre, en réalité. C'est en effet une situation à peu près unique en France où la seule vraie façon d'assurer les transports du quotidien serait de créer des infrastructures nouvelles. Après, comment on le fait et comment on le finance, cela ne fait plus partie de nos responsabilités. Le choix qui sera fait sera légitimement politique... » Marc Svetchine, directeur régional Paca de RFF, acquiesce : « Il n'y a en effet pas d'opposition entre les deux dossiers. La Ligne Nouvelle est un projet de long terme. Or, en Paca, le trafic augmente de 10 % chaque année. Notre réseau ferroviaire est proche de la saturation. C'est ce sujet que nous devons régler tout de suite, en augmentant fortement les travaux de modernisation et de renouvellement des voies ». Cette année, plus de 380 M€ seront ainsi investis en Paca pour moderniser, développer et maintenir le réseau. « Nous avons quarante ans de retard à rattraper, grince Marc Svetchine. Nous ne pouvons pas aller plus vite. L'effort est réellement considérable ».