Plus que le stress, c'est tout un environnement (causes et effets) physiologique et psychologique qui se cache derrière la notion de risques psychosociaux. «C'est un sujet sensible sur lequel nous travaillons depuis près d'un an avec des consultants et le corps médical. Il sera déployé auprès de nos clients grandes entreprises et PME en 2009, explique François Nicaise, fondateur et dirigeant de Restim. Il est mentionné dans le code du travail que le chef d'entreprise est responsable de la santé physiologique et psychique de ses salariés. Comme pour les addictions, notre but est de les aider à prévenir ces risques.» Pour mener à bien cette mission délicate qui met les comportements humains au coeur du problème, François Nicaise s'appuie sur l'expérience acquise depuis la création de Restim en 2000 à Lyon. Son créneau: «mettre en lumière la problématique des addictions et accompagner les entreprises dans la prise en charge globale de ces addictions qui peuvent être liées à l'alcool, aux drogues, aux médicaments, mais aussi au jeu, à internet, au téléphone...» Sur des missions de courte durée, pour mettre en place des outils de prévention, ou sur le très long terme, pour travailler en profondeur le sujet, Restim fonctionne en mode projet et se définit comme "un passeur" entre les individus en entreprise et le corps médical. «C'est au médecin de parler d'alcool, qui est une maladie somato-psycho-sociale, et au dirigeant de parler des dysfonctionnements liés à l'alcool.» Un comité de pilotage représenté par tous les publics de l'entreprise met en place des actions et des outils de communication pour prévenir les risques liés à ces addictions et diminuer les accidents du travail ou de la route, limiter les violences, stopper la baisse de la performance professionnelle...
Polyconsommateurs
L'expertise du cabinet conseil s'appuie sur douze consultants qui interviennent en Rhône-Alpes, en région parisienne et en Bretagne. «Des bureaux pourraient prochainement être ouverts sur ces deux régions», confie François Nicaise. Pour l'heure, Restim doit faire face à une évolution des comportements face à ces addictions, d'où l'importance d'intégrer les risques psychosociaux. «Les modes de consommation évoluent, analyse-t-il. Le phénomène "binge-drinking", qui consiste à atteindre l'ivresse le plus rapidement possible, peut avoir des conséquences au coeur de l'entreprise. De même qu'on assiste à une attitude de polyconsommateurs avec des mélanges alcool/cannabis ou alcool/médicament.» Les effets dévastateurs de ces cocktails ont été évalués à un coût moyen de 1,25% de la masse salariale et ses charges pour une entreprise. Selon François Nicaise, tous les secteurs d'activités et tous les publics peuvent être concernés par cette problématique. Concernant l'alcool, il définit quatre sous-catégories de consommateurs: 75% sont des consommateurs occasionnels sans risque, 15% sont des consommateurs à risque qui peuvent être "rattrapés" grâce à des actions de prévention, 7% sont alcoolo-dépendants et 3% ne boivent pas du tout d'alcool. «Il faut détecter les moments propices à l'alcoolisation et informer.» Si en France, le phénomène est culturel, Restim agit pour que la notion de plaisir ne se transforme pas en fléau pour l'entreprise.
Tél.: 04.72.56.51.88.
L'agence lyonnaise spécialisée dans la prévention des addictions, notammentà l'alcool, se positionneen 2009 sur la gestiondes risques psychosociauxen entreprise.