Malgré son déménagement récent pour s'agrandir à Rennes et son premier marché public conséquent remporté l'an dernier avec le Cnous (pour gérer la communication publicitaire sur 55 millions de serviettes jetables par an, pendant trois ans, dans les Restos universitaires), l'agence NV Communications est aujourd'hui dans une situation économique délicate. Son jeune dirigeant fondateur Nicolas Vidal a été contraint de demander au tribunal de commerce de Rennes son placement en redressement judiciaire.
Procédure simplifiée
Depuis le 9 mars, une procédure simplifiée a été déclenchée, avec une période d'observation de six mois. NV Communications, qui réalise quelque 500.000 euros de chiffre d'affaires notamment grâce à des publicités ciblées en boulangerie et imprimées sur des sacs à pains pour des annonceurs immobiliers surtout, doit faire face à des décalages importants de trésorerie dus à des délais de paiement trop longs de la part de partenaires. L'appel d'offres gagné avec le Cnous prévoit une redevance sur 600.000 euros la première année "test". Nicolas Vidal en attendait "à maturité", jusqu'à trois millions d'euros par an. "Les contrats ne sont pas remis en cause et nous faisons tout pour les honorer", rassure le dirigeant qui, restant gestionnaire, admet qu'un "plan économique" va devoir être mis en place. Son effectif actuel compte 18 salariés à Rennes. NV Paris et NV Tours, plus petites structures dans le même giron, ne sont pas touchées par cette procédure.