L’antenne rennaise de l’agence de communication Havas, Havas 360 affiche aujourd’hui francilienne, basée à Puteaux et composée d’une trentaine de personnes. « C’est une nouvelle aventure pour l’équipe rennaise, indique François Barral, le directeur général d’Havas Digital Factory. C’est un moment de rupture, et je voulais pour elle une nouvelle histoire. Il fallait faire un "reset" ! Nous avons donc décidé de quitter les anciens locaux d’Havas 360, par ailleurs devenus trop grands… »
Havas Digital Factory s’est donc installé quai de la Prévalaye, tout près de la Mabilay, dans un ancien atelier d’artiste (le peintre Loïc Barbotin).
Deux agences sœurs
Dans cette fabrique digitale de 300 m², qu’elle a pris en location, l’agence a donc pour activité la réalisation de tous les produits digitaux des agences du groupe Havas : sites internet en responsive design, mini-sites pour des campagnes de communication, création d’applications à télécharger, etc. Au même titre que l’antenne parisienne. « Les deux agences sont identiques, presque interchangeables, souligne François Barral. J’ai voulu mettre ici à Rennes les mêmes moquettes, les mêmes lampes rouges qu’à Puteaux… De même, les projets peuvent passer de main en main, de là-bas à Rennes, en fonction des compétences ». Car les 200 clients d’Havas Digital Factory sont nationaux, voire internationaux : Volvo, Orange, Nestlé, Unilever, Banque Centrale Européenne…« Nous avons vocation à nous internationaliser, précise le Dg. Nous travaillons déjà pour des sites allemands, ici à Rennes. Nous pourrions, demain, nous engager en production digitale sur Milan, Rome, la Suisse. Le modèle rennais à vocation à être dupliqué », vise le créateur de cette véritable « marque » en forte croissance après 18 mois d’existence. Havas Digital Factory réalise 4,5 millions d’euros de marge brute avec une progression de 40% cette année !
Un modèle rentable
« Il y a un effet de seuil, de volumes, avoue François Barral. Quand on est peu nombreux, on ne sait pas tout faire. Avant, la production d’un site pouvait prendre deux mois, c’est un métier spécifique, différent de la pub. Les agences essayaient toutes de garder leur digital. Mais pour avoir l’expertise, il faut savoir tout faire. Aujourd’hui, nous créons un site tous les trois jours, et envoyons un emailing par jour ! ». À cette allure, Havas Digital Factory a prévu de recruter, sans préciser ses ambitions en la matière. Car à côté de son cœur de business, la fabrication de sites, elle gère aussi trois autres compétences : l’hébergement et la sécurisation des sites, le webmastering (mises à jours) et le drive to web (pour générer du trafic). « Notre objectif est l’hypercroissance », annonce François Barral.