À compter de ce 1er octobre 2025, les résultats d’Ametra Intégration seront intégrés au chiffre d’affaires consolidé du Groupe NSE. Côté sur le marché boursier Euronext Growth à Paris, le groupe auvergnat l’a annoncé en clôture de séance la veille. L’industriel a finalisé l’acquisition des activités de la PME angevine et de sa filiale tunisienne Butitec, cédées par le groupe Ametra. Les deux entités sont rebaptisées NSE Anjou et NSE Butitec.
Les 230 salariés repris
Le repreneur conserve l’intégralité des activités et les 230 collaborateurs au total, dont 150 salariés à Longué-Jumelles, dans le Maine-et-Loire. "L’excellente structure financière du groupe a permis le financement de cette acquisition majoritairement à partir d’emprunts auprès de ses partenaires financiers historiques", a commenté le Groupe NSE.
Une ETI de huit usines en France
Le groupe basé dans l’Allier est spécialiste de la conception, la fabrication et la maintenance d’équipements électroniques de haute technologie, en particulier destinés à la Défense et l’Aéronautique. NSE Anjou vient le conforter avec un savoir-faire reconnu dans le domaine du câblage électrique. L’entreprise produit également des cartes électroniques qu’elle intègre à des systèmes embarqués et autres équipements, sous forme de prototypes ou en petites et moyennes séries.
Avec cette reprise, le Groupe NSE possède désormais huit sites industriels en France employant 600 personnes. L’ETI présente dans huit pays va peser au total 125 millions d’euros de chiffre d’affaires et environ 900 salariés. Et sans doute davantage demain.
Une croissance à deux chiffres
La société angevine, avec sa filiale tunisienne, est en effet sur un rythme de croissance soutenu. Son chiffre d’affaires a progressé de 29 % sur le dernier exercice à 18,5 millions d’euros. "Cette année, nous devrions enregistrer une hausse de 11 %, annonce Laurie Douaud, directrice générale de NSE Anjou et NSE Butitec. Pour le prochain exercice, on vise une nouvelle progression de 8 % à 10 %."
Les sites historiques en lien direct
Les ex sites Ametra se développaient par eux-mêmes. Les synergies qui seront mises en place avec d’autres usines du groupe NSE vont les soutenir d’autant plus. Dans un premier temps, ce sont les sites de Nizerolles (où se trouve également le siège social) et de Riom (Puy-de-Dôme) qui devraient être "câblés" avec l’ancien site Anjou Electronique, fondé en 1978.
Ces sites sont intégrés à l’une des deux business unit de NSE, celle dédiée à l’interconnexion -- qui comprend ses activités de la conception et d’intégration de systèmes embarqués et de structures câblées complexes tels que les radars, les lance-missiles, les baies de contrôle commande etc. et de puissance, les coffrets calculateurs. La seconde business unit englobe tous les services.
Renforcé pour l’aéro-défense
"Nous allons pouvoir adresser auprès des clients des dossiers dimensionnants, dans l’aéronautique et l’aéro-défense notamment (pour les Rafale). Nous pourrons sans doute aussi travailler davantage nos politiques d’achats, les critères de cybersécurité, notre RSE…" prévoit Laurie Douaud. Son rachat « offre une opportunité de mutualiser les expertises technologiques et les moyens industriels, d’offrir à nos clients un portefeuille de produits et services élargi, allant de la conception à la maintenance, en France et également à l’international », commente de son côté le groupe auvergnat.
Déjà des embauches de prévues
Pour suivre la cadence, NSE Anjou a lancé un programme de recrutement. Cinq CDI vont être signés en cette fin de semaine. Douze autres créations de postes sont prévues en novembre. « Nous sommes dans la continuité de notre plan d’action », résume Laurie Douaud, qui dirige la PME angevine depuis cinq ans.