Quatre lauréats pour le Prix Image Entreprise Méditerranée
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Quatre lauréats pour le Prix Image Entreprise Méditerranée

La sixième édition du Prix Image Entreprise Méditerranée, organisé par le Journal des Entreprises, LCL, le Cabinet Fidal, Kedge Business School, le Réseau Entreprendre Paca et le Mucem, qui s’est déroulée le 9 novembre, au Mucem, à Marseille, a récompensé quatre entreprises.

Catégorie Création d’entreprise. Nawa Technologie, Rousset (25 salariés)

Nawa Technologie, installée à Rousset, près d’Aix-en-Provence, a vu le jour en 2013 et a pour objectif de réaliser des batteries ultra-rapides au carbone, qui pourraient être utilisées dans le monde des transports. Les trois principaux marchés que vise l’entreprise sont les applications professionnelles (les transports urbains, l’automobile…) et le marché du grand public, avec les smartphones. Nawa est positionnée sur une technologie de rupture avec un procédé de fabrication basé sur l’exploitation d’un nanomatériau. Elle vient de mettre en place une ligne de production pilote dans les locaux de St Microélectronics et vise un marché résolument international avec 50% des applications et quasiment 75% de la fabrication en Asie…

Catégorie Innovation. Polyshape, Salon-de-Provence (96 salariés – CA : 5,7 M d’euros)

Polyshape a vu le jour en 2007. L’entreprise, dont le siège est à Salon-de-Provence, fait partie du groupe Upperside. Polyshape rassemble 96 salariés, dont une trentaine à Paris. Son métier consiste à créer des objets métalliques à partir de rien, grâce à de la poudre métallique et au faisceau d’un rayon laser. L’entreprise est en effet positionnée sur la méthode industrielle dite de la fabrication additive. En somme ce que font les imprimantes 3D avec du plastique, Polyshape le fait avec du métal. Elle crée ainsi des pièces qui vont trouver des débouchés dans le monde de l’aéronautique, de l’automobile ou encore du médical. Une usine devrait ainsi voir le jour du côté de Bordeaux d’ici à la fin de l’année en partenariat avec Lisi Aerospace, un important sous-traitant de l’aéronautique. Un site de production a déjà été créé en Italie. L’implantation de Salon de Provence constitue toutefois le centre névralgique autour duquel Polyshape ambitionne de créer des centres de production. Dans son métier, la formation des opérateurs à la fabrication additive est essentielle. Polyshape a ainsi acheté un terrain de 32.000 m², à Salon de Provence, où elle souhaite installer ses locaux et un centre de formation aux métiers de la production additive. L’objectif est d’être opérationnel sur ce site au début 2018. L’entreprise, qui compte pour clients Safran, Airbus ou Thales, enregistre un chiffre d’affaires de 5,7 millions d’euros une croissance annuelle de 40 à 50%.

Catégorie Engagement sociétal. Ténergie, Canet de Meyreuil (40 salariés – CA : 55 M d’euros)

Le métier de Ténergie est de produire de l'électricité renouvelable, notamment d'origine solaire. Pour cela, l’entreprise développe et exploite des centrales électriques. Elle investit dans la construction et se rémunère sur la vente de l'électricité. Depuis sa création, Ténergie a installé 129 sites en solaire et depuis trois ans, elle se positionne également sur le créneau de l’éolien. L’entreprise compte une quarantaine de salariés et enregistre un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros. En 2009, elle a par ailleurs créé un fonds de dotation, baptisé Synergie Solaire qui, par la mise en œuvre de solutions solaires en coopération avec des ONG, soutient des projets d'aide au développement liés à la santé, à l'éducation et à la nutrition. Le fonds est doté d’un budget de 150 000 à 200 000 euros, alimenté par Ténergie mais aussi par de nombreuses autres entreprises.

Catégorie Développement à l’international. Proman, Manosque (1.000 salariés en France - CA : 1.25 milliard d’euros)

Proman a vu le jour voici maintenant 25 ans à Manosque. D’où son nom, Proman, contraction des Professionnels de Manosque. Aujourd’hui, le groupe compte 270 implantations en France, dont 42 en Paca. Depuis quinze ans Proman enregistre une croissance soutenue en France qui l’a amené à se placer en quatrième position sur le marché de l’intérim, juste après les trois géants du secteur : Adecco, Manpower et Randstat. L’entreprise familiale vient de franchir le milliard d’euros de chiffre d’affaires et se risque depuis un an sur les marchés étrangers. Elle a ainsi racheté des entreprises en Angleterre (Heads), puis à Monaco et en Suisse avant de récemment de se positionner en Belgique, avec le rachat de la société Lem Interim, basée à Liège. En 2015, Proman a emporté le titre de recruteur officiel de l'Euro 2016 au terme de huit mois de négociations. . Dans ce cadre, ce sont donc 5.000 postes que Proman a dû fournir dans les dix villes hôtes de la compétition : chauffeurs, agents de sécurité, hôtesses, restaurateurs... Proman gère 35.000 intérimaires en mission chaque jour. L’entreprise a toutefois su rester à 100% indépendante et familiale, appartenant à la famille Gomez. Roland Gomez fils a désormais rejoint le fondateur et oriente l’entreprise dans son développement à l’international avec un objectif ambitieux : 2 milliards d’euros de CA en 2019.

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