Le groupe Glémot (55 salariés, 9 M€ de CA en 2024) poursuit sa croissance. L’entreprise basée à Lannion, dont le fer de lance est Prolann, qui usine des pièces de précision principalement destinées aux marchés de la Défense, a vu son chiffre d’affaires passer de 6 millions d’euros en 2021 à 9 millions d’euros trois ans plus tard.
"Et nous sommes encore dans une progression de l’ordre de 20 % cette année", se félicite Robert Glémot, qui a racheté en 2002 l’entreprise créée en 1974.
Verres, céramiques et fibres optiques
Cette croissance est le fruit d’une stratégie qui vise à spécialiser des productions et à commercialiser des produits propres. Pour cela, le dirigeant a créé en 2022 Luzilight, qui a développé des méthodes de fabrication des verres et céramiques et des préformes destinés à la fabrication des fibres optiques. Et il a renforcé l’activité de Seismo Wave, créée en 2014, qui conçoit et commercialise des capteurs sismiques et infrasons. Des produits dont la fabrication est réalisée par Prolann.
Développer le portefeuille de produits propres
"Nous allons augmenter encore les produits de Seismo Wave d’ici 2030, en commençant par le lancement d’un nouveau sismomètre optique, annonce Robert Glémot. J’ai mis du temps à développer nos produits propres à infrasons mais je souhaite que cette activité, qui représente aujourd’hui 25 % du chiffre d’affaires, atteigne les 50 % en 2030."
Transmission familiale
À cette date, le dirigeant aura transmis le groupe à sa fille, Marie-Lise, qui deviendra présidente en 2026, et à son fils Gwendal, qui prendra la direction commerciale. "De mon côté, je vais agir comme leur tuteur pendant deux ou trois ans, tout en m’adonnant à ma passion du jardinage, prévoit le Costarmoricain. Il est difficile de lâcher la main mais aussi satisfaisant de voir les autres trouver des solutions."
En plus de la famille Glémot, le groupe compte également comme actionnaire la Direction générale de l’Armement (15 %) et le fonds d’investissement breton Breizh Invest PME (5 %).
De l’export dans 20 pays
Les nouveaux dirigeants poursuivront sans doute le développement de l’export, qui représente déjà 25 % de l’activité, dans une vingtaine de pays. "Ça me plaît particulièrement quand on vient nous chercher à des milliers de kilomètres. Ça montre qu’on a des savoir-faire performants", savoure Robert Glémot. La conquête de l’export se fait d’abord grâce aux produits propres. "L’ouverture des marchés se fait avec eux", précise le chef d’entreprise costarmoricain.
Un nouveau plan d’investissement va être défini pour la période 2026-2030, après celui post-Covid qui avait débouché notamment sur le montage d’une ligne de production robotisée FMS (système de fabrication flexible) pour un investissement d’un million d’euros. Ce nouveau plan n’a pas été encore définitivement chiffré.