Grand Est
"Pour les PME, le label Entreprises du Patrimoine Vivant est un avantage concurrentiel"
Grand Est # Écosystème et Territoire

"Pour les PME, le label Entreprises du Patrimoine Vivant est un avantage concurrentiel"

S'abonner

Présidée par François Retailleau (Horus, Obernai dans le Bas-Rhin), l’association des Entreprises du Patrimoine Vivant du Grand Est a été créée la semaine passée. Elle rejoint le réseau national. Marqueur de différenciation, le label EPV a été attribué à 140 entreprises de la grande région.

François Retailleau préside la toute nouvelle association régionale des Entreprises du Patrimoine Vivant — Photo : Document remis

Pourquoi avoir créé cette association régionale des Entreprises du Patrimoine Vivant du Grand Est ?

Il n’y avait que les Entreprises du Patrimoine Vivant du Grand Est et de la Bretagne à ne pas avoir leur association régionale, c’est fait. Notre challenge va être de convaincre les entreprises du patrimoine vivant (EPV) de nous rejoindre, nous allons probablement créer des clubs par territoires pour davantage de proximité.

140

Nous comptons 140 Entreprises du Patrimoine Vivant dans le Grand Est, sur un total de 1 050 au niveau national. Elles sont très variées en termes de tailles et de secteurs d’activité, elles vont de l’artisan à l’enseigne Petit Bateau ou les Cristalleries de Saint-Louis mais la majorité des EPV du Grand Est sont des PME de 15 à 100 personnes.

En matière de savoir-faire, nous avons des maisons de champagne telles que Gosset, Bollinger, Pol Roger… ou des entreprises de tissage à l’image du Jacquard Français. Le secteur du meuble dans le sillon lorrain est présent également, comme les entreprises de l’agroalimentaire.

Quel avantage les EPV trouveront-elles à rejoindre l’association ?

Nous pourrons désormais échanger sur des problématiques communes et mener des actions collectives sur le plan régional. Les membres bénéficieront aussi de la force du réseau national et de son influence auprès des prescripteurs.

Quels sont les critères à remplir pour prétendre au label Entreprise du Patrimoine Vivant ?

Il y en a quatre. Le premier, c’est l’existence d’un savoir-faire d’excellence, à l’image de celui de la manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé qui détient une tradition unique. Pareil pour le travail de la maille chez Petit Bateau. Je pense que l’évolution du label dans les années à venir passera aussi par la labellisation de savoir-faire plus high-tech.

Deuxième critère, la capacité à transmettre ce savoir-faire. Le troisième critère, c’est l’utilisation de ce savoir-faire pour des réalisations remarquables comme la restauration de monuments historiques. C’est le cas par exemple des peintures Fischer à Rosheim. Ou chez Horus, nous avons participé à la rénovation de l’hôtellerie de l’Abbaye des Vaux-de-Cernay dans la vallée de Chevreuse. Un nouveau critère est apparu, la composante environnementale avec la RSE.

Quel avantage le label confère-t-il aux entreprises détentrices ?

C’est une labellisation incontestable puisque le label est attribué par l’État. Dans le domaine d’activité d’Horus (la robinetterie haut de gamme, NDLR), nos concurrents sont des acteurs internationaux qui ne produisent que pour une partie restreinte sur le sol européen. La contrepartie, c’est que pour de petites sociétés comme la nôtre, la différenciation est vitale dans un univers où la pression sur les prix est importante. C’est notamment fondamental à l’export.

Le label est un avantage concurrentiel. Nos clients américains par exemple viennent chercher quelque chose de différent : ils communiquent eux-mêmes sur le fait que les produits qu’on leur vend sont fabriqués selon les critères de ce label décerné par l’État français.

Grand Est # Écosystème et Territoire # Made in France # Organisations professionnelles # PME