Le Meti rejoint les autres organisations représentatives des entreprises contre la taxe Zucman. En s’opposant "formellement" à cette proposition de l’économiste Gabriel Zucman, qui vise à imposer à hauteur de 2 % les patrimoines atteignant 100 millions d’euros, le Mouvement des entreprises de taille intermédiaires dénonce une "taxe anti-ETI".
"Le seuil de 100 millions d’euros de valorisation cible spécialement les ETI", selon un communiqué de l’organisation présidée par Frédéric Coirier (Poujoulat) et Philippe d’Ornano (Sisley). Il s’agirait aussi d’une "taxe contre le made in France, car la France serait la seule à l’appliquer".
Des conséquences sur le nombre d’ETI et les salariés
Pour le Meti, la taxe Zucman aurait de "graves conséquences" entraînant une "vulnérabilité fatale" pour les ETI rentables en les contraignant "à une distribution massive de dividendes afin de permettre aux actionnaires de s’acquitter de l’impôt".
Autres conséquences relevées par le Meti : un risque de vente des entreprises françaises aux États-Unis ou à la Chine et un effet sur les salariés car "lorsque les entreprises payent, ce sont toujours les salariés qui trinquet et les Français qui s’appauvrissent", prévient le mouvement.
Un mouvement d’opposition
Le mouvement des ETI s’aligne ainsi avec le Medef, la CPME ou encore les start-up, à l’image de Jocelyn Denis, président de la scale-up rennaise Digitaleo, pour qui "la taxe Zucman est une menace directe pour l’investissement et l’emploi en France".
Gabriel Zucman quant à lui continue de défendre sa proposition en rappelant qu’il s’agit "de taxer des personnes et non des entreprises".
Cette idée de taxe a fait l’objet d’une proposition de loi intitulée "Impôt plancher sur le patrimoine des ultra-riches" adoptée par l’Assemblée nationale en janvier dernier mais rejetée au Sénat quelques mois plus tard.